A propos...

Réclame

Sans garantie



Je n'ai jamais pu faire de yoga. Chaque fois qu'on me dit : "Assied-toi et ne pense à rien", ça me rappelle trop le bureau.
Fred Cristallini

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

flavor-flav.jpg

Cet après-midi
,  j'étais seule dans mon bureau. Un sublime  mec métis aux yeux bleus translucides  est entré pour me demander où se trouvait le casting de beaux gosses.

J'ai répondu : "Bureau 225 au fond du couloir".

Alors, du coup, je m'interroge :
Est-ce que je manque vraiment de répartie ou je suis mûre pour un remake de "Y'a que la vérité qui compte, la vérité est au fond du couloir" ?

Ce soir sinon, je suis allée au concert de La Caution.
J'y ai rencontré une vieille connaissance d'il y a dix ans, qui s'etonna grandement de me croiser, moi, à un concert de rap.
C'est seulement au moment où j'agitai les bras sur "Je viens du 93" que j'ai eu un doute.
Si j'avais mis un sweat à capuche, aurais-je vraiment été moins ridicule ?

Demain, enfin, j'irai passer le week-end à Toulouse.
Soudain, je me questionne. Et si demain, j'étais encore à côté de la plaque ? Et si je cumulais les temps de retard pendant la nuit ? Et si je finissais finallement mon week-end à Montauban ?

undefined
Quand j'étais petite, rien ne m'énervait plus que la fin des dessins animés et autres films pour enfants : c'était toujours pareil, c'était toujours les gentils qui gagnaient à la fin.
Moi, j'aurais aimé que les méchants gagnent de temps en temps. Juste une fois, pour voir.

Aujourd'hui, fin 2007, la vie n'est plus un dessin animé et j'aimerais tant que les gentils gagnent à la fin.
Juste une fois. Pour voir...

Mais, Benazir Bhutto a été tuée d'une balle dans la tête.

poubelle.jpg

La semaine dernière en  rentrant du boulot (à pieds),  j'ai longé un trottoir  où machines à laver rouillées, fauteuils  éventrés et lampes cassées étaient entassés. C'était le soir "des encombrants".
Tous ces objets défaillants, inutiles, inutilisables, désuets attendaient qu'on les dépose à la décharge pour disparaître à jamais ou, dans le meilleur des cas, être recyclés en jantes alliages.

C'est bête, mais "les encombrants", ça n'existe que pour les vieilles machines.

Rien n'est prévu, en revanche, pour les vieux machins qu'on se trimballe toute une vie : imaginez qu'on puisse de temps à autre se délester des cartons trop lourds de souvenirs qui empêchent d'avancer, des placards de ressentiments jamais ouverts, de notre orgueil ébréché et de notre culpabilité fatiguée d'avoir trop servi.

Non, rien n'est prévu pour ça. Il faut s'en accommoder, raccommoder nos petites blessures, recycler et rafistoler nos petits déchets existentiels en espérant que ça tienne encore un peu.
Et si la vie n'était finalement qu'un long et pénible développement durable ?

tanns2.jpg

A chaque époque ses repères, ses modes et ses icônes.
En des temps lointains, où on mesurait la taille de sa bite à la marque de son cartable, le Tann's était une valeur sûre.

Aujourd'hui, le luxe, le vrai, n'est pas un cartable en croûte de cuir qui côute un bras.
La classe, aujour'hui, c'est d'avoir 1400 amis dans Facebook, d'être un bloggeur, oui mais influent, de payer son loyer avec ses Google ads, de jeter tous ses Cds, parce que merde Deezer, c'est génial.

Alors sans tomber dans l'écueil du "c'était mieux avant", c'était quand même mieux avant :

- Pour construire son réseau, on achetait des potes avec des bonbecs.
- Vous racontiez vos petits tracas dans votre journal intime : c'était un peu comme un blog (c'est à dire sans lecteurs), mais avec un cadenas en plus.
- On payait pas de loyer parce qu'on vivait encore chez ses parents.
- On n'avait pas de Cds, parce qu'on avait des cassettes.

Oui, c'était mieux avant et je ne vois pas pourquoi on casserait les vieux pots dans lesquels on fait les meilleures soupes.
Alors, c'est dit : Chaque nouvel inscrit à la Newsletter de "Je vis dans un monde" recevra un paquet de bonbec.
A l'ancienne. A la régulière.

T'as ton blog ? Ouai et ça risque de me coûter cher...

supermarche.JPG

Encore aujourd’hui, alors que je suis une femme libérée qui travaille et gagne sa pitance, je ne peux m’empêcher d’être pétrie de culpabilité après un achat futile.


Bien sûr, pour me soigner et vivre pleinement la société de consommation, j’ai tout essayé :
Acheter beaucoup et pas cher. Acheter peu et très cher. Acheter beaucoup et très cher. Et même acheter peu et pas cher, c’est dire.

Pourtant, rien n’y fait, je n’assume pas encore mes chaussures à 200 euros achetés la semaine dernière et toujours pas mon collier à 1€80 acheté aujourd’hui sur Ebay.
Parce qu’une question me taraudera toujours : En avais-je vraiment besoin ? Etait-ce vraiment nécessaire ? Bien sûr que non et c’est bien là le soucis.

Car, comprenez-vous, ce raisonnement des plus pervers sous-entend qu’il existe des dépenses légitimes et illégitimes. Or, si comme moi, vous vous persuadez qu’il existe des achats honorables, vous êtes foutus.

C’est ainsi que parfois, écoeurée par ma superficialité, je m’autorise quand même à claquer tout bon blé en toute bonne conscience.

J’ai en effet trouvé la parade : je claque en produits culturels.
J’achète des livres que je ne lirai jamais, je m’offre des disques que je n’écouterai qu’une seule fois, je réserve des places de concerts auxquels je m’ennuierai.
Et pour tout vous avouer, quand j’en ai fini avec la culture, et ma carte bleue s’agite encore au fond de mon sac, je peux encore acheter de la bouffe.

S’agit pas seulement de nourrir son âme et son esprit, faut-il encore savoir prendre des forces.

picole.jpg
Après Pénélope Jolicoeur, Eleonore Zuber a décidé, elle aussi, de s'inspirer de ma vie pour faire de la BD...
Heureusement, elle ne raconte pas tout. Parce quand je picole un peu trop, je peux aussi :

- Devenir toute verte en boite de nuit et demander à rentrer dans le quart d'heure
- Danser la bourrée (c'est le cas de le dire) en faisant virevolter mes jupons
- Fumer 3 paquets de cigarettes et surtout ceux des autres
- Faire pipi dans la rue
- Rouler des galoches à des filles
- Finir dans une soirée touche-pipi avec des Bears (...)
- Vomir au réveil et promettre que plus jamais je recommencerais
- Recommencer le soir même

Et c'est ça qu'est chouette...

betty-copie-1.jpg
Comme Anne Roumanoff, je n’ai pas trop de mérites à être fidèle.


Non pas que je n’ai pas un physique facile, m’enfin tout de même, rares sont les hommes qui se jettent à mes pieds.

Si j’étais une femme fatale, une séductrice vénéneuse, une charmeuse de serpents… Bref, si j’étais bonne, je me vautrerais avec délectation dans la luxure, le stupre et la fornication.

A l’instar de Jean-Luc Bideau dans « Et la tendresse ? Bordel ! », je me laisserais tenter par toutes sortes de mâles. Je collectionnerais les conquêtes, parce que ça doit pas être mal une conquête. Je saurais dire avec classe : « ah, j’en ai bouffé des bites… »

Seulement voilà, la seule chose que je peux dire avec classe, c’est « Ah, j’en ai bouffé des frites… »
Vous noterez, de surcroit, la classe toute relative…

30ans-copie-1.jpg

J’ai pris un coup de vieux, c’est indéniable.
Samedi, lorsque je suis allée à la techno parade, il était évident que j’entrais dans la fourchette haute des classes d’âge représentées.
D’ailleurs, les jeunes autour de moi ne s’y sont pas trompés. Ils m’ont chahutée à maintes reprises : un des leurs est allé jusqu’à m’appeler Madame ( !?!)

Bon, c’est vrai, ça fait déjà bien longtemps qu’on m’appelle Madame. Tellement longtemps d’ailleurs, que quand un commerçant distrait me donne du Mademoiselle, c’est bien simple, j’ai envie de l’embrasser.

A partir de quand tout bascule ? A quels signes ténus reconnaît-on finalement une Mademoiselle d’une Madame ? Moi, je n’ai rien vu venir.
Ne vous méprenez pas, je ne refuse pas de vieillir, bien au contraire.
On m’avait dit tellement de bien de la trentaine. Pire, on me l’avait survendue !

"Tu verras, la trentaine c’est l’âge où on vous propose des postes à responsabilités, où tu te fais plein de blé, où tu brilles dans les dîners en ville tellement tu t’es cultivée depuis le bac, où sexuellement ça n’a rien à voir (aaah l’épanouissement de la trentaine et l’acceptation de son corps pour un plaisir sans tabous)".

Autant être franche, le jour de mes trente ans, je n’ai observé aucun changement notable.
Mais bien consciente, qu’il faut du temps pour que le miracle s'accomplisse, j’ai pris mon mal en patience.

Sauf que voilà, dans quelques semaines, je fêterai mes 32 ans, et  j’attends toujours.

- J’ai constaté avec amertume que ma cousine de 16 ans connaissait par cœur les noms de tous nos ministres, alors que j’ai toujours un doute sur les réelles fonctions de François Fillon.
- J’ai effectivement plus de responsabilités dans mon boulot, mais j'aime encore moins travailler.
- Quant à l’acceptation de son corps pour une sexualité sans tabous, il m’est difficile de me projeter en guêpière dans la dernière boîte à cul de Paris, alors que chaque matin je demande encore à mon mec s’il trouve que j’ai grossi.

Alors la trentaine et le Nirvana, on repassera…

repos-copie-3.jpg

 

La secrétaire d'Etat à la politique de la Ville Fadela Amara nous a  pondu un plan gouvernemental pour les banlieues, qu'elle nomme, parce qu’elle a le sens de la formule, le plan "anti-glandouille".

 

Ce plan, ciblé sur l'emploi des jeunes des cités sensibles, a déjà donné lieu à une concertation par l'intermédiaire d'un blog sur internet qui a permis de recueillir plus de 10.000 contributions. (Mais qui a participé à ça ???)

Forte de cette popularité, notre Fadela s'emballe et déclare :
"Il y a une mesure qui est résumée par un concept, c'est tout simplement tolérance zéro pour la glandouille".

Et là, je m’interroge.
Que risque-t-on, demain, concrètement , si on est pris en flagrant délit de glandouille ?
Imaginons pour voir :

C’est lundi matin, et parce que vous avez compris que travailler plus pour gagner plus c’est des conneries tout ça, vous appelez le bureau pour dire que vous ne viendrez pas aujourd’hui.

Vous vous organisez une bonne journée de glande au lit, toutes lumières allumées (tant qu'on y est vous êtes contre les économies d’énergies) tout en fumant des clopes (parce que fumer tue).

Soudain, votre voisine, alertée par la lumière qui filtre sous votre porte appelle la police :
« Allo, le commissariat ? Venez vite, j’en peux plus, y’a quelqu’un qui glande dans l’appartement d’à côté ! »

Les flics débarquent. Vous n’avez pas eu le temps d’éteindre la téloche, vous ouvrez la porte en chaussons, c’est le drame.

« Bonjour Madame, on nous a signalé de la glandouille dans l’immeuble. Vous avez un certificat médical ? On peut savoir ce que vous foutez en chaussons ? Vous avez regardé les feux de l’amour  ces deux dernières heures ? Veuillez nous suivre au commissariat »

L’histoire ne dit pas si vous finirez en taule, si vous perdrez votre emploi, si vous écoperez seulement de 50 heures de loisirs forcés…

Le militantisme pour le droit à la paresse n’est pas tout jeune (Paul Lafargue, 1880), mais n’a jamais été autant d’actualité.

Alors, glandeurs de tous pays, unissez-vous !
A ce propos, qui veut organiser avec moi une journée nationale de la glande, où on glanderait en bande (subversion absolue) ?

arlette-chabot.jpg
La lumière de l’ascenseur de mon entreprise est implacable.

Chaque matin, elle souligne davantage le travail du temps sur mon visage. Et dieu sait qu’il a bien bossé.
La lumière verdâtre et crue ne laisse rien passer, ne connaît pas l’indulgence, traque inlassablement mes rides, mes points noirs, mes pores dilatés, mes poils de nez.

Petit à petit, à la lumière du néon de cet ascenseur, ma peau perd de sa fermeté, un double-menton s’installe, le bas de mon visage s’affaisse, mes cheveux s’applatissent.

Et si je finissais par ressembler à Arlette Chabot ?
Ou alors à ma mère ?

Dans le doute, demain, j’ai décidé de prendre les escaliers…



La fin août est à l’été ce que le dimanche est au week-end : un petit avant-goût de la fin.


Alors que tout semble encore possible (quelques jours de beau temps, un dîner en terrasse, une robe légère à porter), rien n’est plus vraiment pareil.

Le soleil, qui a chômé tout l’été rechigne à se lever le matin.
Dans le jardin, les ombres matinales s’éternisent et s’alanguissent à notre place sur l'herbe trop grasse.
Le rosé fait finalement trop mal à la tête et notre peau encore gorgée de crème solaire nous aide à redécouvrir les joies de l’acné juvénile.

Désormais trop lasse, je n’ai plus la force de prier les derniers jours d’été qui tardent à venir.
Alors que j'en suis à penser que C. Jérôme est peut-être un grand poète, je crois finallement, que  septembre est un concept à creuser...



Et comme dirait Xavier De Marseille : "Cette année à Paris, nous avons eu un bel été. En plus, nous avons eu de la chance, c’est tombé un 15 août ! »


Je viens de passer une année en jachère, comme d’autres passent une année à l’étranger.


La rentrée est souvent propice aux bilans et résolutions en tous genres.
Cette semaine, après une courte introspection, j’ai fait le point.
Et là, rien. Le vide.

Soyons clairs, cette année, je n’ai rien foutu :
- J’ai accepté un nouveau boulot, où je n’ai lancé aucun projet.
- Au lieu de lire des livres, j’ai regardé la télé, même le matin
- J’ai fait du sport en dilettante, une fois par trimestre
- J’ai pris une femme de ménage pour qu’elle fasse la vaisselle à ma place

C’est mal, c’est pas bien.
Mais comme toute terre en repos, sans culture ni semailles, j’ai reconstitué mes éléments fertilisants.


A nouveau, je suis prête à me jeter à corps perdu dans le flot incessant des activités de la rentrée.

Le problème, c’est que n’en suis pas à mon premier regain d’énergie.
Aussi, chaque année, à peu près à la même période, je teste, toujours avec la même avidité, une nouvelle activité.

C’est ainsi, que je suis devenue (pour un temps) contrebassiste, potière, yogiste, artiste peintre, typographe, Vjay, danseuse tsigane, danseuse du ventre, infographiste, nageuse à palmes, aquagymnaste, et comédienne (liste non exhaustive).

Malgré toute la meilleure volonté du monde, vous comprendrez aisément, que le choix d’un nouveau hobbie est de plus en plus ardu.

Alors que faire ?

- Persister dans la danse et envisager sérieusement le tango ?
- Tenter le tout pour le tout et m’inscrire à ce cours de tapissier garnisseur à côté du boulot ?
- Ou alors signer pour une nouvelle année de jachère, quitte à finir en friche ?



Je viens de découvrir le site Cute Overload, ce qui peut se traduire en français par "Surcharge de mignon".

Ce site entièrement dédié au mignon, publie chaque jour une photo de petit animal qui immanquablement, en plus de vous faire marrer, vous obligera à sussurer honteusement un "trop mignon" déchirant.

Un petit plaisir solitaire à s'offrir en loucedé...




Alléluia !!!


- Je suis rentrée de vacances hier soir ! Alléluia !!!
- J'ai repris le travail ce matin, dans la joie et la bonne humeur ! Alléluia !!!
- Demain, il pleut et il fera 19°. Tant mieux, il faisait tellement chaud au bureau. Alléluia !!!
- J'ai plein de boutons à cause du soleil et tout le monde pense que je suis une adolescente acnéïque ! Alléluia !!!
- Il n'y a rien à faire au boulot, c'est encore un peu les vacances ! Alléluia !!!
- Je n'ai plus d'argent, je vais vivre d'amour et d'eau fraîche ! Alléluia !!!
- J'ai maintenant 12 mois pour préparer mes prochaines vacances ! Alléluia !!!


Suite et fin du feuilleton "partouze de bloggeur".
J'ai finallement trouvé un rapport détaillé de cette soirée.
Julie et Cédric, merci de m'avoir évité ça...
Blog : Maison sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus