Coup de mou

Reprise du travail  /  Périnée et histoire médiévale ou comment ma fouffe arrive à faire le pont-levis  /  Mes travaux sont finis (enfin, sans compter la fuite dans la salle de bain qui a tout fait cloquer)  /  Ma fille est probablement la réincarnation de Gilbert Bécaud  /  Tarte à la sardine et hop au lit, ou comment réinventer les soirées parisiennes  /  La nage avec palmes, y a pas à dire, c'est bien / Comme être une merde au travail et savoir rester digne /  Travail toujours : essayer de garder la foi en se persuadant qu'on reste un talent méconnu  /  Florence Foresti dans Télérama n°3119 : "Je ne crois pas aux talents méconnus"  /  Revendre les billets pour le spectacle de Foresti sur Ebay  /  La mode des chaussures plates ou comment les filles mal gaulées vont encore avoir l'air de tabatière tout l'hiver  /  J'ai un nouveau lit, je revis (j'aurais du bosser dans la pub) / Comme tout le monde j'aime Guillaume Galliene  /  J'ai vu le bon, la brute et le cinglé et j'ai bien ri  /  J'ai vu Marley et moi et j'ai bien pleuré à la fin  /  Marley et moi toujours : le chien (Marley) meurt à la fin  /  Les biberons en verre de 300 ml, ça n'existe pas... Stupeur...  / J'ai lu Strip-Tease d'Agnès Fonbonne et j'ai aussi pleuré à la fin, bien qu'il n'y ait pas de chien dans l'histoire  /  Qu'est-ce que je pourrais bien faire comme métier ?  /  Comme tout le monde j'aime Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos  / Grippe A : l'étau se resserre, je connais quelqu'un dont le fils a eu la grippe A  /

Ca promet des lendemains qui chantent tout ça, non ?
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /2009 21:42
- Par Isidora Trou
"Toutes les bonnes choses ont une fin".

Cette phrase m'a toujours particulièrement agacée et je n'ai de cesse depuis mes 7 ans (âge auquel j'ai entendu pour la première fois cet adage) de prouver le contraire.
Aujourd'hui encore, je cherche sans trouver les bonnes choses qui n'ont pas de fin ou encore les mauvaises qui en ont une.

Les vacances appartenant définitivement au camp des trucs sympas dans la vie, j'ai fini par rentrer.
Et pourtant, comme il y a eu pas mal d'épisodes pénibles pendant ces vacances, j'ai espéré un instant qu'elles durent toujours. Mais non.



Etape 1 : La campagne

Ah, le Berry, terre d'adoption, terre de contrastes.
J'ai prévu d'aller à Guédelon, à Nohant, à Noirlac...
Evidemment, je n'en ferai rien.
Je me contenterai d'aller à Auchan pour acheter la trilogie Millenium. Et ce sera déjà bien beau si je la lis.

Je découvre que lire Libé est trop compliqué (à part les titres parce qu'ils sont rigolos). Je décide d'acheter Voici et Public. Je me demande si je n'ai pas abusé du Web ces dernières semaines. Je fais bien de faire une pause.

Je redécouvre les plaisirs simples de la campagne : le ruban à mouches, l'eau de cologne Mont-Saint-Michel, les andouilles. Chacun ses madeleines.





Etape 2 : Le Lubeuron

Alors que je me prélasse pour la quatrième année consécutive autour d'une piscine du Lubeuron, je me demande si passer  toutes ses vacances dans le Lubeuron à 33 ans, ce n'est pas un peu tôt. Et je prends soudain conscience, que j'ai des vacances de vieux.

En plus, je ne fais rien.
Je mange, je dors, je bois, j'engueule mon mec qui n'en fout pas une ramée et qui lit Gala (Gala, putain !).
A ce rythme là, je découvre que je prends facilement du poids. Tout le monde crois que je n'ai pas encore accouché... Du coup, j'engueule mon mec, parce que tout est de sa faute.


Dans le Lubeuron, nous découvrons également le Baby-Phone (espèce de cordon ombilical électronique) et tentons de dîner à table en simultané.
Nous nous rendons compte alors que nous sommes totalement névrosés parce que nous retournons régulièrement dans notre chambre pour vérifier que l'engin fonctionne vraiment (car nous n'entendons pas de pleurs et cela nous inquiète beaucoup...)





Etape 3 : Le retour à la Terre

Retour dans le Berry, terre d'adoption, terre de contrastes.

Comme chaque année, je vais à la foire aux vins de Pouilly sur Loire. J'y rencontre mes anciens copains de classe, tous vignerons.
Comme chaque année, je me rends compte que j'aurais du épouser un vigneron. Je serais, à l'heure qu'il est, beaucoup plus riche. Et donc beaucoup plus heureuse.

Je rencontre madame Frelat, la dame qui vend les oeufs.
Ces gens de la terre sont tellement dépaysants. On rigole bien avec ma copine Julie, parce qu'ils ont des accents pas croyables. On découvre au passage, que nous sommes, bien malgré nous, devenues des connasses de parisiennes.

La maison est pleine. Les amis, la famille, les enfants, tout le monde est au rendez-vous pour (au choix) assister aux derniers souffles de l'été, souffler des bougies, souffler un peu tout court. On se croirait dans un film de Pascal Thomas, mais en moins gauche caviar.

Je découvre qu'il faut tout le temps mettre la table, débarrasser et tout ranger dans le lave-vaisselle. C'est vraiment pénible, surtout sous cette chaleur. Heureusement, j'ai un enfant, ce qui me permet toujours de prétexter un changement de couche au moment opportun.





Etape 4 : Paris

Comme à chaque retour de vacances, j'ai de grands projets : quitter Paris, parce rien ne vaut la province.
En général, ça me tient jusqu'au prochain jour de pluie (demain), parce que la province c'est chiant sous la pluie.

C'est encore les vacances, mais plus vraiment : le soleil se couche à 21 heures, il y a des cartables plein les rayons du monop, Paris est plein de parisiens...
C'est le moment de faire les comptes : je me rends compte que je serai pauvre bien plus tôt que prévu, que le monde du travail est impitoyable, que je n'ai rien à bouffer dans le frigo, que mon appartement est beaucoup plus petit que dans mes souvenirs.


Oui, cette année encore, toutes les bonnes choses auront une fin...
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /2009 13:50
- Par Isidora Trou



Mon mec et moi ne sommes ni géopoliticiens ni philosophes. Aussi, nos discussions n'ont jamais volé bien haut.
Nous avons toujours parlé de tout et de rien et tellement de rien d'ailleurs, que bien des fois nous avons préféré nous taire.

Nous nous sommes toujours contentés de peu ou du minimum, sachant au fond de nous même que les discussions intelligentes dans le couple sont comme les expos à Paris. On n'en fait pas forcément usage, mais leur éventualité rassure...

Nous aurions pu rester longtemps ainsi, à discutailler au fil des émissions de télé, de la vie de bureau, des gros titres de Yahoo actualités, des changements climatiques, les coeurs réchauffés par la potientalité de nos échanges verbeux.

Mais depuis quelques semaines, nul doute qu'un glissement irréversible vers le n'importe quoi s'est opéré.

La semaine dernière, par exemple, je nous ai surpris à discuter depuis un bon 1/4 d'heure,
non pas de Michael Jackson,
non pas d'Emmanuel Valls,
non pas d'Angie de Secret Story,
non pas de la Garden Party et de ses 5000 invités,
non pas du Tour de France qui est passé dans mon village du Berry,  mais bel et bien de...

... caca.
La couleur, la texture, la fréquence, nous avons parlé caca de bout en bout sans tabou.

Ce nouveau sujet de conversation nous a semblé tellement inépuisable, que depuis, chaque soir, nous discutons caca avec un plaisir non dissimulé, toujours avec la même envie, le même soucis du détail.

Autant vous dire que quand Iris Trou fait caca deux fois dans la même journée, on est à deux doigts de sabrer le champagne.

Finalement, c'est peut-être ça le bonheur...
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 13:13
- Par Isidora Trou



Chers Poteaux,

Fallait bien que ça arrive un jour...

On peut toujours refuser de voir la réalité en face.
On a beau espérer un miracle.
On peut bien croire qu'un autre monde est possible.
On peut bien déconner avec tout ça pour conjurer le sort.


Tsst...
Rien à faire, la mise-bas aura lieu quoi que je fasse.
Et en l'occurence, pour moi, ce sera demain.


Si je flippe ?
Naaaan...
Pas plus que la veille d'un voyage en avion.



Allez, on embarque :


"Mesdames, Messieurs bonjour, mon nom est Isidora Trou, votre chef de cabine.
Le commandant de bord et l'ensemble de l'équipage ont le plaisir de vous accueillir à bord de ce vol pour la maternité.

Veuillez attacher et ajuster votre ceinture abdominale.
Nous vous souhaitons un très bon voyage.

Nous vous rappellons que ce vol est non-fumeur, non-buveur, non-mangeur, mais pas sans douleur.


Attention, vérification de l'appareil et dernière check-list avant ouverture des portes :

Pour rappel :
Estimation du temps de vol : Vol long courrier sur gros porteur. Comptez 15 heures MI-NI-MUM.
Nombre de passager à bord : 1
Heure d'embarquement : 9h30
Mise en route des moteurs : Non communiqué
Test pacemaker du Gynéco : Non communiqué


> Pressurisation de la cabine :


Respiration du petit chien :
Respiration profonde :
Respiration artificielle :
Hyperventilation probable :
Dépression (sous 3 jours) :



> Accès à l'appareil et issues de secours :

Réfection et aménagements des soutes (massage du périnée) :
Réfection pour l'accès aux tobbogans d'évacuation (épilation maillot) :
Dilatation du col de l'utérus :
Ouverture du bassin :


Mesdames, Messieurs, nous abordons maintenant notre descente vers la maternité.
Nous vous invitons à regagner votre siège et à attendre que ça se passe bien sagement.
Merci d'avoir choisi notre compagnie. On vous tient au courant..."


A bientôt,
votre Isidora.
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 16:27
- Par Isidora Trou


Maintenant je le sais, la préparation à l'accouchement est pire qu'un film d'horreur italien.
Ou alors j'ai l'imagination trop fertile.
Ou alors mieux  vaut  pas savoir.

Mais comme le dit le sage-homme : "cela aide à visualiser et à encrer dans le réel l'accouchement, pour le moment venu, profiter au mieux de cet instant unique dans la vie..."
Dieu, qu'il est sage....


Je sais que cette question est absude, mais est-ce vraiment trop tard pour faire machine arrière ?
Quitte à rendre à la toupie gratuite de Petit Bateau ?
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 16:59
- Par Isidora Trou


Jamais, Ô grand jamais, ma fouffe n'aura été autant exposée que ces derniers jours.


J'ai compté : depuis jeudi dernier, 7 personnes ont déjà jeté un oeil (voir plus) sur ma fouffe.
En moyenne, cela nous fait 1,16 personne / jour.

N'ayant jamais eu de sexualité débridée, sachez que j'ai largement battu mon propre record.

Bientôt la suite de la grande saga "Mais qu'as tu donc fait pendant tout ce temps (à part montrer ta fouffe)"

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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 08:59
- Par Isidora Trou




Jeudi matin, après une soirée arrosée au mojitos je m'attendais à un bon mal de crâne, à la bouche pâteuse ou encore à une bonne crise de caca mou.
Mais parfois, la gueule de bois va se loger là où on ne l'attend pas : dans l'oeil.

Jeudi matin, 6 heures du mat', j'ai des frissons et l'oeil droit en vrac.
Je pars aux urgences et apprend quelques heures plus tard que j'ai un herpès oculaire.
Parfois, l'herpès va se loger là où on ne l'attend pas.

Jeudi matin, à peine sortie des urgences, je reçois un appel de mon mec, qui, prévenant, tient à m'alerter :
"Fais gaffe. Je dis pas ça pour te faire flipper, mais l'herpès oculaire est une des premières causes de cécité en France... Là dessus, soigne toi bien..."
Parfois, la bienveillance va se loger là où on le l'attend pas.

Bon deux jours d'arrêt de travail plus tard, j'ai récupéré mon oeil. (Enfin, je crois. Verdict mardi...)
Pute borgne ! Quel jeudi...


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Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /2008 19:33
- Par Isidora Trou

flavor-flav.jpg

Cet après-midi
,  j'étais seule dans mon bureau. Un sublime  mec métis aux yeux bleus translucides  est entré pour me demander où se trouvait le casting de beaux gosses.

J'ai répondu : "Bureau 225 au fond du couloir".

Alors, du coup, je m'interroge :
Est-ce que je manque vraiment de répartie ou je suis mûre pour un remake de "Y'a que la vérité qui compte, la vérité est au fond du couloir" ?

Ce soir sinon, je suis allée au concert de La Caution.
J'y ai rencontré une vieille connaissance d'il y a dix ans, qui s'etonna grandement de me croiser, moi, à un concert de rap.
C'est seulement au moment où j'agitai les bras sur "Je viens du 93" que j'ai eu un doute.
Si j'avais mis un sweat à capuche, aurais-je vraiment été moins ridicule ?

Demain, enfin, j'irai passer le week-end à Toulouse.
Soudain, je me questionne. Et si demain, j'étais encore à côté de la plaque ? Et si je cumulais les temps de retard pendant la nuit ? Et si je finissais finallement mon week-end à Montauban ?

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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /2008 19:54
- Par Isidora Trou

undefined
Quand j'étais petite, rien ne m'énervait plus que la fin des dessins animés et autres films pour enfants : c'était toujours pareil, c'était toujours les gentils qui gagnaient à la fin.
Moi, j'aurais aimé que les méchants gagnent de temps en temps. Juste une fois, pour voir.

Aujourd'hui, fin 2007, la vie n'est plus un dessin animé et j'aimerais tant que les gentils gagnent à la fin.
Juste une fois. Pour voir...

Mais, Benazir Bhutto a été tuée d'une balle dans la tête.

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Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /2007 20:17
- Par Isidora Trou
poubelle.jpg

La semaine dernière en  rentrant du boulot (à pieds),  j'ai longé un trottoir  où machines à laver rouillées, fauteuils  éventrés et lampes cassées étaient entassés. C'était le soir "des encombrants".
Tous ces objets défaillants, inutiles, inutilisables, désuets attendaient qu'on les dépose à la décharge pour disparaître à jamais ou, dans le meilleur des cas, être recyclés en jantes alliages.

C'est bête, mais "les encombrants", ça n'existe que pour les vieilles machines.

Rien n'est prévu, en revanche, pour les vieux machins qu'on se trimballe toute une vie : imaginez qu'on puisse de temps à autre se délester des cartons trop lourds de souvenirs qui empêchent d'avancer, des placards de ressentiments jamais ouverts, de notre orgueil ébréché et de notre culpabilité fatiguée d'avoir trop servi.

Non, rien n'est prévu pour ça. Il faut s'en accommoder, raccommoder nos petites blessures, recycler et rafistoler nos petits déchets existentiels en espérant que ça tienne encore un peu.
Et si la vie n'était finalement qu'un long et pénible développement durable ?
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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /2007 18:42
- Par Isidora Trou

tanns2.jpg

A chaque époque ses repères, ses modes et ses icônes.
En des temps lointains, où on mesurait la taille de sa bite à la marque de son cartable, le Tann's était une valeur sûre.

Aujourd'hui, le luxe, le vrai, n'est pas un cartable en croûte de cuir qui côute un bras.
La classe, aujour'hui, c'est d'avoir 1400 amis dans Facebook, d'être un bloggeur, oui mais influent, de payer son loyer avec ses Google ads, de jeter tous ses Cds, parce que merde Deezer, c'est génial.

Alors sans tomber dans l'écueil du "c'était mieux avant", c'était quand même mieux avant :

- Pour construire son réseau, on achetait des potes avec des bonbecs.
- Vous racontiez vos petits tracas dans votre journal intime : c'était un peu comme un blog (c'est à dire sans lecteurs), mais avec un cadenas en plus.
- On payait pas de loyer parce qu'on vivait encore chez ses parents.
- On n'avait pas de Cds, parce qu'on avait des cassettes.

Oui, c'était mieux avant et je ne vois pas pourquoi on casserait les vieux pots dans lesquels on fait les meilleures soupes.
Alors, c'est dit : Chaque nouvel inscrit à la Newsletter de "Je vis dans un monde" recevra un paquet de bonbec.
A l'ancienne. A la régulière.

T'as ton blog ? Ouai et ça risque de me coûter cher...

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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /2007 20:31
- Par Isidora Trou
supermarche.JPG

Encore aujourd’hui, alors que je suis une femme libérée qui travaille et gagne sa pitance, je ne peux m’empêcher d’être pétrie de culpabilité après un achat futile.


Bien sûr, pour me soigner et vivre pleinement la société de consommation, j’ai tout essayé :
Acheter beaucoup et pas cher. Acheter peu et très cher. Acheter beaucoup et très cher. Et même acheter peu et pas cher, c’est dire.

Pourtant, rien n’y fait, je n’assume pas encore mes chaussures à 200 euros achetés la semaine dernière et toujours pas mon collier à 1€80 acheté aujourd’hui sur Ebay.
Parce qu’une question me taraudera toujours : En avais-je vraiment besoin ? Etait-ce vraiment nécessaire ? Bien sûr que non et c’est bien là le soucis.

Car, comprenez-vous, ce raisonnement des plus pervers sous-entend qu’il existe des dépenses légitimes et illégitimes. Or, si comme moi, vous vous persuadez qu’il existe des achats honorables, vous êtes foutus.

C’est ainsi que parfois, écoeurée par ma superficialité, je m’autorise quand même à claquer tout bon blé en toute bonne conscience.

J’ai en effet trouvé la parade : je claque en produits culturels.
J’achète des livres que je ne lirai jamais, je m’offre des disques que je n’écouterai qu’une seule fois, je réserve des places de concerts auxquels je m’ennuierai.
Et pour tout vous avouer, quand j’en ai fini avec la culture, et ma carte bleue s’agite encore au fond de mon sac, je peux encore acheter de la bouffe.

S’agit pas seulement de nourrir son âme et son esprit, faut-il encore savoir prendre des forces.
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /2007 21:04
- Par Isidora Trou

picole.jpg
Après Pénélope Jolicoeur, Eleonore Zuber a décidé, elle aussi, de s'inspirer de ma vie pour faire de la BD...
Heureusement, elle ne raconte pas tout. Parce quand je picole un peu trop, je peux aussi :

- Devenir toute verte en boite de nuit et demander à rentrer dans le quart d'heure
- Danser la bourrée (c'est le cas de le dire) en faisant virevolter mes jupons
- Fumer 3 paquets de cigarettes et surtout ceux des autres
- Faire pipi dans la rue
- Rouler des galoches à des filles
- Finir dans une soirée touche-pipi avec des Bears (...)
- Vomir au réveil et promettre que plus jamais je recommencerais
- Recommencer le soir même

Et c'est ça qu'est chouette...

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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /2007 23:17
- Par Isidora Trou

betty-copie-1.jpg
Comme Anne Roumanoff, je n’ai pas trop de mérites à être fidèle.


Non pas que je n’ai pas un physique facile, m’enfin tout de même, rares sont les hommes qui se jettent à mes pieds.

Si j’étais une femme fatale, une séductrice vénéneuse, une charmeuse de serpents… Bref, si j’étais bonne, je me vautrerais avec délectation dans la luxure, le stupre et la fornication.

A l’instar de Jean-Luc Bideau dans « Et la tendresse ? Bordel ! », je me laisserais tenter par toutes sortes de mâles. Je collectionnerais les conquêtes, parce que ça doit pas être mal une conquête. Je saurais dire avec classe : « ah, j’en ai bouffé des bites… »

Seulement voilà, la seule chose que je peux dire avec classe, c’est « Ah, j’en ai bouffé des frites… »
Vous noterez, de surcroit, la classe toute relative…

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Mardi 25 septembre 2007 2 25 /09 /2007 22:36
- Par Isidora Trou

30ans-copie-1.jpg

J’ai pris un coup de vieux, c’est indéniable.
Samedi, lorsque je suis allée à la techno parade, il était évident que j’entrais dans la fourchette haute des classes d’âge représentées.
D’ailleurs, les jeunes autour de moi ne s’y sont pas trompés. Ils m’ont chahutée à maintes reprises : un des leurs est allé jusqu’à m’appeler Madame ( !?!)

Bon, c’est vrai, ça fait déjà bien longtemps qu’on m’appelle Madame. Tellement longtemps d’ailleurs, que quand un commerçant distrait me donne du Mademoiselle, c’est bien simple, j’ai envie de l’embrasser.

A partir de quand tout bascule ? A quels signes ténus reconnaît-on finalement une Mademoiselle d’une Madame ? Moi, je n’ai rien vu venir.
Ne vous méprenez pas, je ne refuse pas de vieillir, bien au contraire.
On m’avait dit tellement de bien de la trentaine. Pire, on me l’avait survendue !

"Tu verras, la trentaine c’est l’âge où on vous propose des postes à responsabilités, où tu te fais plein de blé, où tu brilles dans les dîners en ville tellement tu t’es cultivée depuis le bac, où sexuellement ça n’a rien à voir (aaah l’épanouissement de la trentaine et l’acceptation de son corps pour un plaisir sans tabous)".

Autant être franche, le jour de mes trente ans, je n’ai observé aucun changement notable.
Mais bien consciente, qu’il faut du temps pour que le miracle s'accomplisse, j’ai pris mon mal en patience.

Sauf que voilà, dans quelques semaines, je fêterai mes 32 ans, et  j’attends toujours.

- J’ai constaté avec amertume que ma cousine de 16 ans connaissait par cœur les noms de tous nos ministres, alors que j’ai toujours un doute sur les réelles fonctions de François Fillon.
- J’ai effectivement plus de responsabilités dans mon boulot, mais j'aime encore moins travailler.
- Quant à l’acceptation de son corps pour une sexualité sans tabous, il m’est difficile de me projeter en guêpière dans la dernière boîte à cul de Paris, alors que chaque matin je demande encore à mon mec s’il trouve que j’ai grossi.

Alors la trentaine et le Nirvana, on repassera…

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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /2007 21:52
- Par Isidora Trou
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