A propos...

Réclame

Sans garantie



Je n'ai jamais pu faire de yoga. Chaque fois qu'on me dit : "Assied-toi et ne pense à rien", ça me rappelle trop le bureau.
Fred Cristallini

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Le problème avec un blog, c'est qu'au début, faute de visiteurs, vous filez l'adresse à qui veut bien : vos potes, votre mec, vos cousins et même votre mère.

Mais au bout de quelques semaines, vous voilà pris au piège.
Car soyons clairs, sous peine de vous mettre à dos la terre entière, plus aucun sujet marrant n'est abordable sur votre blog.

C'est sûr, vous pourriez toujours parler de sacs à mains et de problèmes de banquier.
Mais ce serait mentir : vous n'achetez pas de sacs à mains et seuls les gens riches parlent de banquiers.

Alors, il ne vous reste rien à dire. Que dalle.
Parce que vous n'oseriez jamais parler de :

- La nouvelle coloration de votre mère que Régine n'aurait pas reniée.
- Julie et son secret qu'on peut pas dévoiler.
- Carole et ses activités en marge.
- Votre mec qui perd ses cheveux dans le lavabo et de vos illusions perdues : contrairement à ce qu'il dit, ce ne sont pas des poils de culs.
- Isa et tout le bien que vous pensez du statut d'intermittent.

Non, tout ça, vous le garderez sous silence.
Vous êtes une fille bien...


"Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des albatros".

Non, pardon, je mégare. Alors j'y retourne :

Souvent, pour m'amuser, je me prends pour une jeune femme branchée.
Ce soir, par exemple, je suis  allée au vernissage de l'exposition de Pete Doherty.

Oui. Le Pete de Pete & Kate.

Sachez mes poteaux que Pete, entre deux cures de rehab, deux tournées et un séjour en prison*, dessine des petits machins sans prétention à base de sang, de seringues et de petites cuillers.

Les plus médisants y verront une preuve évidente de son addiction à l'héroïne, alors qu'on oublie trop souvent de rappeler que Pete est avant tout le fils d'un pharmacien et d'une cuisinière.

Mauvaises langues que vous êtes !



* Cause pour laquelle Pete était absent au vernissage. Quant à Kate, pas de nouvelles. Sûrement partie vomir.


Depuis quelques semaines, j'assiste à un phénomène étrange : les adieux de la fille de blog (elle, elle, elle ou elle)

D'un coup, je m'interroge :

- Est-ce un effet de la concentration horizontale de la blogosphère féminine (les moins connues laissant place aux filles possédant déjà 90% de part de marché sur la revente de macarons Ladurée) ?

- Est-ce un aveu public de vacuité  ("Je n'ai jamais rien eu d'intéressant à dire, mais là, autant l'avouer, c'est de pire en pire...") ?

- Est-ce la conséquence de la professionnalisation galopante de la bloggeuse (presse, édition, prise en charge de sites plus ambitieux ?)

Doit-on s'en réjouir ? Doit-on s'en inquiéter ? Assiste-t-on aux dernières heures de la fille à tête coupée ?

Qu'importe, je retiens avant tout qu'en son temps, Dalida chantait  " Moi, je veux mourrir sur scène devant les projecteurs". Aujourd'hui, d'autres martèlent à qui veut bien les entendre : "Moi, je veux bien raconter n'importe quoi, pourvu que ça buzz".

Drôle d'époque...

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 Bien consciente d’être souvent critiquée pour l’inconsistance de ses propos, la  blogueuse de blog de fille éprouve, depuis peu, le besoin de nous dévoiler sa nature profonde.

Car, comprenez- vous, il y a méprise. La blogueuse n’est pas une pétasse décervelée qui claque tout son pognon en fringues et macarons Ladurée.

Non, la blogueuse est en réalité une femme à la personnalité trouble et complexe, une femme accomplie qui sait jouer de sa féminité le jour, et est capable, le soir venu, de pisser du code pour des sites de potes.
Elle est une fanatique fiévreuse, obsédée par sa passion : les nouvelles technologies.
Bref, elle est une geekette, à savoir, « une intello en sciences et nouvelles technologies, férue de super héros et de science-fiction »

Ouiiii, je les vois ces moues dubitatives, je les entends ces protestations incrédules.

" - Hein ? ces bouffonnes seraient capables de passer des heures à jouer en réseau à Warcraft ? Tout un week-end ? Sans se laver, à bouffer des pizzas froides et à boire du coca  à même la bouteille ?
 - Quoi ? Elles seraient en réalité des hackeuses planquées dans des robes Maje pour mieux faire diversion ?"

Vous doutez ? Et bien vous avez raison.


Si la blogueuse s’autoproclame sans vergogne « geekette », c’est parce qu’elle a une interprétation toute personnelle de la chose (et aussi une haute opinion d’elle-même).
Pourtant, réjouissez-vous, car dans son monde, la geekerie est à la portée de tous.
En effet, dans son monde, être geekette, c’est  :

- Passer beaucoup de temps sur son ordinateur (pfffiiiou lala).
Souvent, sur son blog, la blogueuse se félicite de passer plusieurs heures d'affilée sur son PC. Si ça, ce n'est pas un gage de son authentique geekerie !
En même temps aujourd’hui, rares sont les comptables qui utilisent un boulier et les assistantes de direction qui prennent des notes en sténo. Oui, parce que comme beaucoup de monde aujourd’hui, ces femmes utilisent un ordinateur et passent l’essentiel de leur journée de travail dessus. A ma connaissance, elles n’en retirent aucune gloire particulière.

- Acquérir un nouveau téléphone portable (oui mais  3e génération)
Cette année, des milliers d’abonnés Orange, SFR, Bouygues, ont collecté leurs 25 000 points réglementaires et se sont offert, pour quelques euros de plus et pour faire comme les copains, un téléphone beaucoup trop sophistiqué. A ma connaissance, beaucoup d'entre eux ont regretté leur vieux téléphone si pratique pour téléphoner.

 - Vénérer Hello Kitty
Hello Kitty est un des nombreux personnages créés par la société japonaise Sanrio. Les produits Hello Kitty utilisent généralement des couleurs rose vif et sont reconnaissables par le logo représentant une petite chatte blanche avec un ruban sur la tête. (Voir photo)
À l'origine Hello Kitty visait surtout un public d'enfant et j’ignore pourquoi notre blogueuse s’est tellement entichée de ce petit personnage. La petite chatte peut-elle vraiment avoir des rapports avec la culture Geek ? 

- Acheter un tapis de souris à motif « dentelle »
Cette pratique n’est pas sans rappeler les pires heures de la décoration d’intérieur : un tapis de souris motif « dentelle » n’est-il pas le triste rejeton du petit napperon sur guéridon ?
Chez moi, il y a un vieux calendrier des Postes qui traîne. Qu’est ce que j’en fais ? Un fond d’écran ? 

- Être considérée comme telle
Parfois, la blogueuse est conviée à des réunions de geekettes par des agences de Buzz marketing et d’opérateurs de téléphonie. Trop flattée d’être considérée comme une technophile qui compte, la geekette essaiera de se convaincre que ses hôtes n’en veulent pas à son audience mais bien à son expertise. Du coup, le lendemain, lorsqu’elle publiera un billet approximatif et peu argumenté sur l’intérêt de tel téléphone ou de telle console, ce ne sera pas comme si elle faisait de la publicité…


Bon allez, tout cela ne serait pas si grave si cette longue liste de niaiseries décervelées ne véhiculait pas l'idée que pour s’intéresser à une discipline, les filles ont besoin de la féminiser à outrance, quitte à la vider de son sens.

Parler de tout avec futilité, c’est nier la légitimité et la suprématie des femmes dans toutes les branches du savoir. C’est prôner l’ordre ancien. C’est défendre cette idée, qu’une femme, en bonne maîtresse de maison d’antan, maîtrise surtout l’art de la discussion, qu’elle peut parler de tout. Mais avec légèreté. Avec légèreté et rien d’autre.

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Paris est une ville formidable pour les midinettes comme moi…
Car Paris est une ville à forte concentration de People. Il n’est donc pas rare, pour nous parisiens, de croiser de temps à autre des célébrités, des vedettes, que dis-je, des stars

Lorsque je croise un People, en bonne parisienne, je me dois de ne pas alerter la rue entière en hurlant : « Hé, t’as vu ? C’est machin !!! Mais siiiii, Machin, le mec qui passe sur Canal ! ».
Or, dans mon corps de parisienne vibre un cœur de provinciale…
Et aujourd’hui, j’ai besoin d’en parler. J’ai besoin de partager avec vous la liste intégrale de tous les people que j’ai déjà croisé à Paris…

1er People croisé : Yannick Noah
Lieu : 15e (Près de Canal +, justement…)
Comment il est en vrai : Très beau, très grand, très impressionnant.
Ce que j’en retiens : Son premier People, c’est comme son premier amant. On garde toujours pour lui une certaine affection…

Herbert Léonard
Lieu : Ikea
Comment il est en vrai : Herbert Leonard tient ses promesses. Je n’en dirais pas plus…
Ce que j’en retiens : Ma foi, quand on a chanté texto « Sentir ta bouche effrontée, Epouser tous mes rêves, Dans un délicieux va et vient… » a-t-on vraiment le droit d’acheter des étagères le dimanche chez Ikea ?

Laurent Voulzy
Lieu : Réaumur
Comment il est en vrai : Petit. Mais vraiment.
Ce que j’en retiens : La télé grandit et grossit, c’est une certitude.

Carlos et Patrice Drevet
Lieu : Restaurant Olé Bodega
Comment ils sont en vrai : Comme à la télé. Carlos rit beaucoup. Patrice Drevet passe beacoup de temps au bar.
Ce que j’en retiens : La télé amincie, c’est une certitude.

Romain Duris (oui, mesdames…)
Lieu : Bar Le Rosso
Comment il est en vrai : Patient… J’ai saoulé Romain Duris 15 bonnes minutes avec une vague histoire de labrador (pardon, romain, je regrette, si tu savais…)
Ce que j’en retiens : Ne jamais boire d’alcool quand on croise Romain Duris

Rebecca Hampton (de Plus belle La vie)
Lieu : L’anniversaire d’un cousin
Comment elle est en vrai : Je peux rien dire. On sait jamais si je la recroise.
Ce que j’en retiens : Y’a que la vérité qui compte. Et ça peut mener à tout

Jack Lang
Lieu : Place des Vosges (il habite pas loin)
Comment il est en vrai : Vieux. Mais vraiment. Il postillonne beaucoup. (Rapport de cause à conséquence ?)
Ce que j’en retiens : Pfff.…Une phrase, une seule "Paris est une ville formidâââble pour la glande". Merci Nicolas, ça nous débarrasse.

Vikash Dhorasoo
Lieu : L’Olympia (au concert de Rachid Taha)
Comment il est en vrai : Le cheveux gras, l’air de rien. On m’aurait pas dit, je l’aurais pas reconnu…
Ce que j’en retiens : Faut pas déconner au foot. T’empoches le pognon et tu te tais.

Marco Prince, le très beau chanteur de FFF
Lieu : L’Olympia (au concert de Camille Bazbaz)
Comment il est en vrai : il porte un crête et n’est pas torse nu comme dans ses concerts. Décevant, donc.
Ce que j’en retiens : Capable du meilleur comme du pire, mais dans le pire, il est le meilleur.

Lou Douillon
Lieu : Dans un café, rue d’alligre
Comment elle est en vrai : lumineuse et plutôt plus jolie. Elle porte un énorme sac Miu Miu rouge très beau
Ce que j’en retiens : Lou Doillon était à côté de ma table. J’ai écouté sa conversation, même si ça ne se fait pas. J’en retiens que Lou Doillon joue de la guitare et fait de la peinture. Comme toutes les autres, donc...

A suivre…

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J’ai toujours été une bonne cliente pour les mentors.

Les profs, les fortes têtes, les grands sages, les petits malins ont souvent exercé sur moi une sorte de fascination que je ne m’explique pas toujours.
J’en arrive à me dire que j’ai eu de la chance de ne jamais croiser la route de David Koresh ou de Raël. Car à l’heure qu’il est, je serai en deuil à Waco ou en chat sur MSN avec des extra-terrestres.

Quoi qu’il en soit, j’ai rencontré au cours de ma vie toutes sortes de pygmalions, que je pourrais classer en deux catégories.

- Le mentor assumé et conscient
- Le mentor malgré lui


Le mentor malgré lui n’a rien demandé. Surtout pas votre admiration, encore moins votre gratitude, car le mentor malgré lui n’a jamais aspiré à être mentor.
S’il peut vous aider, il le fera bien volontiers, mais le mentor malgré lui vous l’a déjà répété, il ne détient pas la vérité absolue et ne tient pas à être tenu responsable en cas d’échec.
Quelques exemples de mentors malgré eux : Votre collègue Nath à qui tout réussit parce que c’est une bosseuse, votre coiffeuse qui a pris vos cheveux en otage (malgré elle), le pote d’un pote qui vous a dit vos quatre vérités (depuis lui seul sait lire en vous comme dans un livre ouvert)

Le mentor assumé, lui est d’un tout autre genre…
Il vous a repéré depuis belle lurette, englué que vous êtes dans vos doutes, vos questionnements, vos remises en questions. Et, il compte bien vous tirer de là de gré ou de force s’il le faut.

Car si vous n’aviez pas encore compris que vous étiez entrain de râter votre vie, de prendre la mauvaise route, d’être employée bien au dessous de vos capacités, le mentor assumé, lui, le sait. Et il ne vous lâchera pas (plus) car il place tous ses espoirs en vous.

Pourquoi ? Parce qu’officiellement, le mentor assumé à réussit, il n’a plus rien à prouver.
Officieusement, il n’a pas fait grand chose, mais n’a pas le courage de s’y mettre. Alors que vous… Vous !
Vous, avec votre bonne volonté et son talent, vous, vous allez faire de grandes choses.

Et, vous lui devrez votre reconnaissance éternelle, cela flattera son égo pour des siècles et des siècles.
Tout le monde autour de vous saura que vous ne devez qu’à vous vos succès et votre réussite.
Tout le monde, sauf lui. Alors, comme il est partout (collègue, coiffeuse, pote de pote), ouvrez l’œil et fuyez…
Car le maître à penser ne vous offrira jamais que du prêt à penser.

Et vous, vous l’avez déjà rencontré ?

C'est toujours douloureux que l'amour puisse se défaire... Non ?
A votre avis, qui sera la prochaine première dame de France ? Parce qu'il serait tellement heureux que l'amour puisse se refaire. Rachida ? Isabelle ? Une fille de Jacques Martin ?


inconnu2.jpgMerci à Xavier N. (Marseille), fidèle lecteur

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De tous temps, les hommes ont  ressenti le besoin irrépressible de se mesurer les uns aux autres.

A la préhistoire, celui qui ramenait le plus gros mammouth devait probablement assoir son autorité et légitimer sa place de chef au sein de la horde.

Avec la disparition des mammouths, l’homme a du trouver d’autres moyens pour étancher sa soif de pouvoir et asservir son prochain.

Aujourd’hui, l’entreprise est devenu le nouveau terrain de chasse de l’homme moderne, car au fond des open-spaces et à coups de mails acérés, chacun joue sa place dans l’organigramme.
L’enjeu n’est plus de ramener le plus gros mammouth pour diriger la tribu, mais bien de diriger l’équipe marketing pour ramener le plus gros salaire.

Aussi, parce qu'en ce moment, j'ai des frais et que je veux gagner plus d'argent, j’ai décidé de participer, moi aussi, à ces combats d’un nouveau genre.

Suite à une restructuration d’équipe, j’ai, depuis peu, de nouveaux collaborateurs.
J’ai observé chez eux un comportement des plus bizarres : ils ne m’envoient des mails qu’à partir de 18h30, soit approximativement l’heure à laquelle j’aime me casser du bureau.
Depuis quelques jours, je recevais donc des mails qui restaient sans réponse jusqu’au lendemain matin. Cette situation devenait intolérable pour quelqu’un qui aime avoir le dernier mot. Je décidais donc de prendre ma revanche et de faire savoir au monde entier qui bosse le plus tard.


Hier soir, enfin, j'ai pu saisir ma chance.
Comme à son habitude, un de mes collaborateurs m’a envoyé un mail à 18h39.
Trop ravie d’être encore au poste, j'ai répondu illico :

« - Merci Machin, je te fais un retour demain, dès réception de ton fichier (tu as oublié la pièce jointe ».

19h45 : Réponse de mon interlocuteur
« - Voici le fichier. Est-ce que c’est ok pour toi ? »

20h15 : Je rentre chez moi et bascule mes mails pro sur ma boite perso. Le mammouth, il est pour moi :
« - Oui, parfait (je me suis, malgré tout, permise quelques corrections p.12), on en discute demain en réunion ?  »

20h46 : Mon interlocuteur est coriace
« Merci pour ta relecture. Sinon, j’ai déjà une réunion demain. Est-ce que mercredi à 9h30 te convient ? »

21h15 : M’en fous je lâcherai pas :
« Excuse ma réponse tardive, je finissais mes pâtes. Ok pour mercredi. Mais plutôt à 8h30, dac ? »

22h17 : Il est tenace le bougre :
« Ok pour 8h. Je me fais un thé, t’en veux ? »

22h53 : Je tiendrai coûte que coûte.
« Je vais plutôt prendre une tisane, merci. J’y pense t’as prévu un barco ? »

00h34 : il est bougre le tenace
Non, faisons plutôt des photocops. Peux-tu prévoir 5 copies ?

01h56 : Je l’aurai, un jour, le mammouth
« Non, c’est pas cool pour la forêt amazonienne. Et si t’amenais un portable  ? »

Etc, etc…

A l’heure qu’il est, après 75 mails, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Je suis dans le métro avec mon pda en wifi en attendant son prochain mail. Je n’ai qu’une trouille : et si ma connexion me lâchait  entre les stations Rennes & Vaugirard ?

Je vous offre, avec émerveillement, la vidéo "les jeunes" de Joe La Mouk.

Extrait :
"Les jeunes, ça craint.
Ils mettent des pantalons tellement larges qu'on dirait qu'ils ont fait caca dans leur slip".

C'est frais comme j'aime.

noel.jpg

Chez moi, dans ma famille, on n’aime pas Noël.
Et pourtant, chose paradoxale, on s’y prépare tous les ans dès la fin août.

Le désamour avec Noël ne date pas d’hier.
Immanquablement, chaque 26 décembre, la sentence est implacable : L’année prochaine, c’est sûr, nous ne fêterons plus Noël. Ou alors autrement. Ou alors plus loin. Ou alors sans machin.*

Je ne saurais dire ce qui suscite tant de ressentiment à l’égard de Noël.
Le poids des traditions trop lourd à porter ?
Un menu gastronomique trop long à digérer ?
La déception à peine masquée de recevoir toujours les cadeaux les plus pourris ?

Quoi qu’il en soit, chaque 26 décembre, la perspective de passer un Noël à l’identique fait peur, angoisse, stimule les plus créatifs d’entres nous.
"Que faisons-nous à Noël cette année", question posée si tôt ou si tard dans la saison, déchaîne alors les esprits et fait jaillir les idées les plus folles.

Cette année, par exemple, il est question que nous louions un chalet pour 12 personnes dans les vosges.
D'autres évoquent déjà un village de Norvège à plus de quatre heures de route du premier aéroport.
J’ai proposé le Canada. Ca n’a eu aucun échos.


Je m'en fous, l'année prochaine, je pars toute seule faire du chien de traîneau.
Vivement Janvier, je vous le dis.


* Inutile de me harceler, je ne lâcherai jamais qui est Machin.

 



En voiture, j’aime écouter de la variétoche.
Europe 2, Nostalgie et Chérie Fm sont d’excellentes stations de radio qui permettent d’écouter à la suite Adamo, Diana Ross, Christophe Maé et n’importe quelle chanteuse à voix de la chanson française. Sauf que parfois, parce que je lis Télérama, j’aime aussi écouter France Culture.

Et c’est ainsi, qu’il y a quelques semaines, je suis tombée sur une émission de France Culture sur le fameux coup de boule de Zidane à la 107ème minute du match France-Italie.

Petit rappel des faits.
Le 9 juillet 2006, lors de la finale de la coupe du monde de football opposant la France à l'Italie à Berlin, Zinedine Zidane, capitaine de l'équipe de France et disputant son dernier match en tant que professionnel, donne  un coup de tête au thorax  à Marco Materazzi qui l'aurait insulté violement.
D'abord passée inaperçue aux yeux de l'arbitre, la faute de Zidane lui a valu une expulsion sur carton rouge lorsqu'elle a été signalée.

Suite à ce coup de boule, Zidane, porté aux nues et élevé au rang de héros, fut descendu en flèche et fortement critiqué, à tord ou à raison.

Mais, qui n’a pas rêvé d’avoir sa 107ème minute ?
Tout gâcher d’un coup en quelques secondes, c’est finalement l’expérience d’une petite mort et  d’une petite résurrection.
C’est probablement la même allégresse ressentie au moment, où petit, après avoir construit pendant plusieurs heures un magnifique château de sable, on décide de tout écraser, les deux pieds joints.

A l’heure du geste et de la parole pensé, soupesé, décortiqué et réfléchi, s'offrir sa minute tribale relève du fantasme.

Je n’ai pas encore eu le courage de vivre ma 107ème minute.
Pourtant, les occasions ne manqueraient pas : Dire merde à mon patron, gifler la fonctionnaire de la préfecture de police du 10ème arrondissement, avouer sans détours à Machine qu’elle est insupportable…  
Mais, une 107ème minute ne s’anticipe pas, elle vient, c’est tout.


Rachat, fusion, restructuration, concentration sont les terreaux fertils pour les Nouveaux Boss.
Bien sûr, je n’en suis pas à mon premier Nouveau Boss. Aussi, ai-je pu constater que tous les Nouveaux Boss se comportent plus ou moins de la même façon à leur arrivée. Florilège :


Nouveau Boss n’a pas une minute à lui
Dans les premiers temps, vous vous étonnez du temps de réponse de Nouveau Boss à vos mails. Vous envoyez un mail à 10h et recevez une réponse vers 22h. Auriez-vous un problème de messagerie ?
Pas du tout, Nouveau Boss est seulement surbooké et travaille jusqu’à très tard dans la nuit.
Il tient juste à ce que vous le sachiez.

Nouveau Boss assure
Nouveau Boss est omniscient, omniprésent, omnipotent.
Il veut tout voir, tout comprendre, tout signer. Tout faire aussi, c'est possible ?

Nouveau Boss est malin
Nouveau Boss a plein d’idées et a déjà élaboré une stratégie aux petits oignons pour devenir leader mondial.
Par contre, il ne dévoilera rien, tant que vous n’aurez pas exposer vos idées médiocres à vous.
Et vous verrez comme le hasard fait bien les choses : il aura pensé exactement aux mêmes, mais en mieux.

Nouveau Boss souffle le vent du renouveau
Comme une femme de nouveau Président de la République aime à redécorer l’Elysée, Nouveau Boss, lui, aime à revoir la configuration des bureaux : changement d’étage, nouveau mobilier, rémanégement de l’espace… C’est un peu ses grands travaux, son empreinte dans l’histoire de l’entreprise, sa pyramide du Louvre à lui…

Nouveau Boss sait s’entourer
Non pas que Nouveau Boss mette en doute vos compétences, mais…
Vous étiez là avant son arrivée dans la boîte et Nouveau Boss se méfie toujours un peu de l’équipe en place (formée, managée, conditionnée par un Ancien Boss tellement plus incompétent que lui).

Nouveau Boss va donc vous demander à lire votre CV, histoire de voir à qui il a à faire.
Même si vous avez été recrutée en bon et due forme il y a plus de 2 ans au terme de 14 entretiens, ne vous formalisez pas.
Vous devez comprendre qu’avec Nouveau Boss, la vie professionnelle est un éternel recommencement, rien n’est jamais gagné, tout reste possible, tout le monde doit faire ses preuves, personne n’est irremplaçable, etc, etc…

Une place dans la garde rapprochée de Nouveau Boss, ça se mérite.
Plus près de toi, Mon Dieu...



A lire bientôt : Us & Coutumes de mes collègues avec Nouveau Boss

L'univers exclusivement féminin dans lequel je travaille est un monde à part.
Ce microcosme est régit par des lois qui lui sont propres et possède une logique semblable à aucune autre.

En effet, je travaille dans un monde où :

- Manger du chocolat Milka, c'est vulgaire.
- Porter de l'argent ET de l'or en même temps, c'est impensable.
- Adorer les macarons Ladurée est une évidence.
- Yves Rocher n'existe pas. Jamais entendu parlé.
- On ne boit que du thé vert. Tellement détoxifiant.
- On ne mange que des sushis (quand on mange). Tellement bourré d'Omega 3
- On ne s'achète pas de chaussures, mais plutôt des low boots, des richelieux, des knee boots ou des stilettos.
- "Speedy" n'est pas une entreprise de réparation automobile, mais le nom d'un sac à main.
- Ne pas acheter ses fringues en soldes Presse relève du mauvais goût.
- Ne pas acheter de fringues est signe d'une grosse dépression.
- Ne pas acheter de fringues est perçu comme un signe d'asociabilité.


Sinon, moi, ça va...

Avertissement  ! Attention, ce billet ne s'adresse pas  :

- aux fans d'Harry Potter qui n'ont pas encore fini le dernier tome.
- aux fans d'Harry Potter qui ont fini le dernier tome, mais n'ont rien compris parce qu'il est en anglais (jamais vu autant de gens bilingues autour de moi ces dernières semaines...)
- aux fans d'Harry Potter qui ont fini et compris le dernier tome, mais préfèrent mourir que de dévoiler la fin aux deux catégories de fans citées ci-dessus.


Si vous êtes encore là, sachez que vous êtes désormais mon copain pour toujours.
Et quoi de mieux que ce tee-shirt pour sceller notre amitié ?




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Source : Pas trop les boules

J'ai découvert, non sans fierté, que mon mec et moi étions des DINK.


DINK est une nouvelle trouvaille linguistique pour désigner les "Double Income No Kids" ou "Deux Revenus Pas d'Enfants".

En général, les DINKS sont des trentenaires (c'est vrai) de milieu aisé (ah bon ?) qui pensent que les enfants sont le plus grand  fléau sur cette terre (faut voir) et qui privilégient leur vie de couple.

Aux Etats-Unis, les DINK luttent activement pour les hôtels, les restaurants, les résidences sans enfants et créent des sites internet pour s'échanger leurs bonnes adresses.
A la veille d'un week-end avec potes à enfants, ça me rend toute chose...

Sinon, j'ai fait le compte, dans notre entourage proche, mon mec et moi sommes les seuls DINKS restants.
Du coup, serait-ce trop vous demander que de faire un geste pour une espèce en voie d'extinction ? Sortir tous les soirs au restau, ça coûte cher, vous savez...
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