Eux à leur chien : "Au pied, Iris ! J'ai dit au pied"
Ils sont cons ces bobos ou quoi ?
Est-ce que j'appelle ma fille Rex, moi ?
Je vis dans un monde...
Bien consciente d’être souvent critiquée pour l’inconsistance de ses propos, la blogueuse de blog de fille éprouve, depuis peu, le besoin
de nous dévoiler sa nature profonde.
Car, comprenez- vous, il y a méprise. La blogueuse n’est pas une pétasse décervelée qui claque tout son pognon en fringues et macarons Ladurée.
Non, la blogueuse est en réalité une femme à la personnalité trouble et complexe, une femme accomplie qui sait jouer de sa féminité le jour, et est capable, le soir venu, de
pisser du code pour des sites de potes.
Elle est une fanatique fiévreuse, obsédée par sa passion : les nouvelles technologies.
Bref, elle est une geekette, à savoir, « une intello en sciences et nouvelles technologies, férue de super héros et de science-fiction »
Ouiiii, je les vois ces moues dubitatives, je les entends ces protestations incrédules.
" - Hein ? ces bouffonnes seraient capables de passer des heures à jouer en réseau à Warcraft ? Tout un week-end ? Sans se laver, à bouffer des pizzas froides et à boire du coca à même la bouteille ?
- Quoi ? Elles seraient en réalité des hackeuses planquées dans des robes Maje pour mieux faire diversion ?"
Vous doutez ? Et bien vous avez raison.
Si la blogueuse s’autoproclame sans vergogne « geekette », c’est parce qu’elle a une interprétation toute personnelle de la chose (et aussi une haute opinion d’elle-même).
Pourtant, réjouissez-vous, car dans son monde, la geekerie est à la portée de tous.
En effet, dans son monde, être geekette, c’est :
- Passer beaucoup de temps sur son ordinateur (pfffiiiou lala).
Souvent, sur son blog, la blogueuse se félicite de passer plusieurs heures d'affilée sur son PC. Si ça, ce n'est pas un gage de son authentique geekerie !
En même temps aujourd’hui, rares sont les comptables qui utilisent un boulier et les assistantes de direction qui prennent des notes en sténo. Oui, parce que comme beaucoup de monde aujourd’hui,
ces femmes utilisent un ordinateur et passent l’essentiel de leur journée de travail dessus. A ma connaissance, elles n’en retirent aucune gloire particulière.
- Acquérir un nouveau téléphone portable (oui mais 3e génération)
Cette année, des milliers d’abonnés Orange, SFR, Bouygues,
ont collecté leurs 25 000 points réglementaires et se sont offert, pour quelques euros de plus et pour faire comme les copains, un téléphone beaucoup trop sophistiqué. A ma connaissance, beaucoup
d'entre eux ont regretté leur vieux téléphone si pratique pour téléphoner.
- Vénérer Hello Kitty
Hello Kitty est un des nombreux personnages créés par la société japonaise Sanrio. Les produits Hello
Kitty utilisent généralement des couleurs rose vif et sont reconnaissables par le logo représentant une petite chatte blanche avec un ruban sur la tête. (Voir photo)
À l'origine Hello Kitty visait surtout un public d'enfant et j’ignore pourquoi notre blogueuse s’est tellement entichée de ce petit personnage. La petite chatte peut-elle vraiment avoir des
rapports avec la culture Geek ?
- Acheter un tapis de souris à motif « dentelle »
Cette pratique n’est pas sans rappeler les pires heures de la décoration d’intérieur : un tapis de
souris motif « dentelle » n’est-il pas le triste rejeton du petit napperon sur guéridon ?
Chez moi, il y a un vieux calendrier des Postes qui traîne. Qu’est ce que j’en fais ? Un fond d’écran ?
- Être considérée comme telle
Parfois, la blogueuse est conviée à des réunions de geekettes par des agences de Buzz marketing et d’opérateurs de téléphonie. Trop
flattée d’être considérée comme une technophile qui compte, la geekette essaiera de se convaincre que ses hôtes n’en veulent pas à son audience mais bien à son expertise. Du coup, le lendemain,
lorsqu’elle publiera un billet approximatif et peu argumenté sur l’intérêt de tel téléphone ou de telle console, ce ne sera pas comme si elle faisait de la publicité…
Bon allez, tout cela ne serait pas si grave si cette longue liste de niaiseries décervelées ne véhiculait pas l'idée que pour s’intéresser à une discipline, les filles ont besoin de la féminiser
à outrance, quitte à la vider de son sens.
Parler de tout avec futilité, c’est nier la légitimité et la suprématie des femmes dans toutes les branches du savoir. C’est prôner l’ordre ancien. C’est
défendre cette idée, qu’une femme, en bonne maîtresse de maison d’antan, maîtrise surtout l’art de la discussion, qu’elle peut parler de tout. Mais avec légèreté. Avec légèreté et rien
d’autre.
J’ai toujours été une bonne cliente pour les mentors.
Les profs, les fortes têtes, les grands sages, les petits malins ont souvent exercé sur moi une sorte de fascination que je ne m’explique pas toujours.
J’en arrive à me dire que j’ai eu de la chance de ne jamais croiser la route de David Koresh ou de Raël. Car à l’heure qu’il est, je serai en deuil à Waco ou en chat sur MSN avec des
extra-terrestres.
Quoi qu’il en soit, j’ai rencontré au cours de ma vie toutes sortes de pygmalions, que je pourrais classer en deux catégories.
- Le mentor assumé et conscient
- Le mentor malgré lui
Le mentor malgré lui n’a rien demandé. Surtout pas votre admiration, encore moins votre gratitude, car le mentor malgré lui n’a jamais aspiré à être mentor.
S’il peut vous aider, il le fera bien volontiers, mais le mentor malgré lui vous l’a déjà répété, il ne détient pas la vérité absolue et ne tient pas à être tenu responsable en cas d’échec.
Quelques exemples de mentors malgré eux : Votre collègue Nath à qui tout réussit parce que c’est une bosseuse, votre coiffeuse qui a pris vos cheveux en otage (malgré elle), le pote d’un pote qui
vous a dit vos quatre vérités (depuis lui seul sait lire en vous comme dans un livre ouvert)
Le mentor assumé, lui est d’un tout autre genre…
Il vous a repéré depuis belle lurette, englué que vous êtes dans vos doutes, vos questionnements, vos remises en questions. Et, il compte bien vous tirer de là de gré ou de force s’il le
faut.
Car si vous n’aviez pas encore compris que vous étiez entrain de râter votre vie, de prendre la mauvaise route, d’être employée bien au dessous de vos capacités, le mentor assumé, lui, le sait.
Et il ne vous lâchera pas (plus) car il place tous ses espoirs en vous.
Pourquoi ? Parce qu’officiellement, le mentor assumé à réussit, il n’a plus rien à prouver.
Officieusement, il n’a pas fait grand chose, mais n’a pas le courage de s’y mettre. Alors que vous… Vous !
Vous, avec votre bonne volonté et son talent, vous, vous allez faire de grandes choses.
Et, vous lui devrez votre reconnaissance éternelle, cela flattera son égo pour des siècles et des siècles.
Tout le monde autour de vous saura que vous ne devez qu’à vous vos succès et votre réussite.
Tout le monde, sauf lui. Alors, comme il est partout (collègue, coiffeuse, pote de pote), ouvrez l’œil et fuyez…
Car le maître à penser ne vous offrira jamais que du prêt à penser.
Et vous, vous l’avez déjà rencontré ?
C'est toujours douloureux que l'amour puisse se défaire... Non ?
A votre avis, qui sera la prochaine première dame de France ? Parce qu'il serait tellement heureux que l'amour puisse se refaire. Rachida ? Isabelle ? Une fille de Jacques Martin ?
Merci à Xavier N. (Marseille), fidèle lecteur
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