Lundi matin, en allant chercher un café, vous rencontrez un collègue qui demande de vos nouvelles.
Vous répondez du tac au tac :
- "Pfff... Comme un lundi. Et toi, quoi de neuf ?"
- "Que du vieux", rétorque-t-il avec la répartie qu'on lui connait.
- "Ah, vivement ce soir qu'on se couche !"
- "Tu l'as dit bouffi"
Etc, etc, etc...
Vous avez participé des milliards de fois à ce genre de discussion ? Pas de doute, vous êtes d'une banalité affligeante. Mais pas de panique, bientôt, vous ne serez plus seuls.
Indispensable avant Noël, où à coup sûr, vous n'échapperez pas à :
"Noël au balcon, Pâques au tison", "Faut soigner le mal par le mal", "les huitres, ça fait pas grossir", "il paraît qu'il font du fois gras en Pologne !", "Vous avez vu le prix des truffes ?",
"Blanc sur rouge rien de bouge", "Brrr, les soirées sont fraîches", "Mais, ça fait des années qu'on a plus de neige à Noël !", "Il est mort quand déjà Tino Rossi ?"....
J'ai trouvé quelqu'un qui raconte MA vie sur Internet ! Cette malotrue, c'est Pénélope Jolicoeur, une jeune illustratrice talentueuse qui dessine avec humour son quotidien (qui ressemble parfois au mien).
En découvrant les dessins ci-dessous, j'ai compris que les dessins de Pénélope Jolicoeur étaient bien plus qu'un exercice de style. Mes amis, les dessins de Pénélope Jolicoeur sont universels et portent en eux toute l'Histoire de la Fille. Je vous le dis, on a toutes en nous quelque chose de Pénélope...
Les Editions Cornelius sont formelles ! Claire & Jake s'y sont mis, le nouveau Francis est en route! Et voici son titre en avant-première: Francis rate sa vie. Tout un programme, comme d'habitude, pour un nouvel opus qui ne manquera pas d'édifier les masses tout en leur musclant les zygomatiques.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore Francis (?!?) : Francis est un blaireau au sens propre comme au figuré. Une sale bête de mauvaise foi, un peu méchante, un peu lâche prête à tout pour arriver à ses fins. Seulement Francis se loupe presque toujours. Mais c'est pas grave, parce Francis finit toujours par retomber sur ses pattes et se promène dans la campagne. Et hop !
Ceux qui me connaissent bien savent à quel point j'affectionne Télérama. Lire Télérama, c'est une vieille habitude que j'ai prise lorsque j'étais étudiante, il y a déjà bien longtemps.
Depuis, le mercredi est toujours une fête pour moi. Primo, parce que c'est le milieu de la semaine, et que le mercredi à 14h, c'est déjà un peu le week-end. Deuxio, parce que j'achète Télérama et que j'ai l'air moins cruche que le lundi matin, quand je lis Elle...
Bien sûr, parfois Télérama peut me décevoir. Notamment, lorsqu'il est à la recherche de caution populaire et qu'il trouve que les "Les Bronzés 3" est un film drôle...
Mais généralement, mon amour pour Télérama est sans réserve. A tel point, que j'aime aussi son site Internet et surtout sa petite trouvaille estivale "le Listorama".
Le listorama liste (comme son nom l'indique) entre autres les 10 BD qu'il n'aurait jamais fallu adapter au cinéma, les 5 chansons à fredonner en regardant le tour de France, les boulets de la télévision... C'est drôle, ludique, utile et cultivant, c'est tellement Télérama, quoi...
On râle souvent après la SNCF : les retards, les grèves, les prix... Et pourtant, parfois le miracle se produit.
Parfois, oui, on peut voyager en première pour pas cher, se rendre en 3 heures dans une région où l'hiver n'existe plus et aller écouter du reggae sur une plage, comme au concert de Bob Marley à Santa Barbara.
C'est ce que je ferai ce soir au festival du Gaou. Les cheveux au vent et les pieds dans le sable, j'assisterai au concert de Groundation, Horace Andy et Winston Mc Anuff.
Parfois, à force de trop surfer ou de ne pas assez bosser, je ne sais plus trop où me balader sur Internet. Manque d'inspiration, pas d'envie précise, un nouveau genre de blasitude en somme.
Alors pour vous, quels sont les 5 sites incontournables, où tout bon surfeur doit savoir surfer et qui pourraient donner l'envie d'avoir envie ?
J'ai eu la chance d'avoir une invite pour le vernissage de l'expo Pierre & Gilles.
Et comme c'était un vernissage, y'avait du beau monde. J'ai vu : Henri Chapier, Castelbajac, Pierre & Gilles et d'autres gens connus très photographiés, mais que moi je n'avais jamais vu.
Au cours de ma visite, j'ai pu constaté que la Chapka était de bon ton, même au mois de Juin, que la crête était chic même en 2007, que la robe de Blanche neige était portable, même sans les sept nains.
Côté expo, on retrouve 30 années du travail haut en couleur de Pierre & Gilles avec plus de 120 photos. Beaucoup de provocation et d'humour, comme le montre la photo ci-dessus, choisie pour vous mes ami(e)s.
Lieu de l'exposition : Le Jeu de Paume Accès : M° Concorde (lignes 1, 8 et 12) Adresse : 1, Place de la Concorde Paris VIII Téléphone : 1 47 03 12 52 Site Web : www.jeudepaume.org
Entre "Buena Vista Social Club" et "La cité de Dieu", le documentaire "Made in Jamaica" dresse un portrait plutôt sombre de la Jamaïque d'aujourd'hui.
La nouvelle génération issue du ghetto de Kingston est bien loin de l'image des rastas qui ont fait la gloire du reggae et de leur île.
Le travail de montage, assez exemplaire, confronte les légendes du reggae (Sly & Robbie, Thirld Word, Bunny Wailer) et les jeunes stars du Dancehall (Elephant Man, Bounty killer...) au discours plus radical.
On s'apprête à voir un documentaire plutôt bon enfant avec fumeurs de joints et musique roots. Au final, Jérôme Laperrousaz, loin des clichés, filme une jamaïque désolante abîmée par la pauvreté, la violence et les armes, où du roots au slackness, la musique semble être la seule issue de secours.
Même si le reggae des aînés force encore le respect des jeunes jamaicains, cette musique légendaire semble en voie de disparition en Jamaique. D'où l'urgence de réserver vos places pour le Garance Reggae Festival.
Ce week-end, j'étais à Marseille. Et à Marseille, comme partout quand il fait chaud, on boit du pastis, on mange des chips et on écoute des chansons cons en rigolant gras.
Pour le pastis et les chips, je vous fais confiance. Pour la chanson con, écoutez Didier Super. Impossible ensuite d'écouter des chansons intelligentes.
Le premier signe caniculaire est arrivé avec le retour de Marco Prince aux Solidays. Cette fois, c'est carrément le cagnard avec Camille Bazbaz.
Bazbaz a enregistré une partie de son dernier album en Jamaïque avec des pointures du reggae (dont Sly & Robbie) et il en ressort des morceaux voluptueux, sucrés, envoutants... et drôles.
L'excellent "Tout ce que tu veux" sera à coup sûr mon tube de l'été. Dixit Bazbaz lui même, dans ce morceau, il y a "d’l'amour, du sexe et des caresses, et même plus si affinités. Le tout enrobé de percussions roots et de tout son amour."
Autant, vous dire que c'est sensuel et chaud comme une nuit d'été sans moustiques, animal comme tes draps après une nuit torride. Bref, c'est irrésistible...
Artiste R'n'B, le vrai (pas celui de Beyonce), du Motown, Gladys Knight méritait un toast, un petit coucou amical, et puis merde, allons y carrément, un hommage. Oui, bon... Mais pourquoi ?
Avec Gladys, tu ne retiens pas tes larmes Amel Bent l'avait bien compris : pleurer, ça fait du bien. Or, qui n'a jamais écouté Gladys Knight and the Pips n'a jamais fait vibrer sa soul, fait pleurer son coeur, fait swinger ses cordes vocales. Alors, écoute Gladys et ne retiens pas tes larmes. Laisse aller ton chagrin. (dixit Amel...)
Gladys t'apprend à dresser un homme Être une femme et leader charismatique d'un groupe dans les années 60, c'était pas donné à tous le monde. Gladys, elle, a mit tout le monde au pas et garde la vedette comme un demi de mêlée son ballon. Les trois mecs du groupe se retrouvent en arrière plan et chopent au passage un nom assez ridicule "The pips".
C'est officiel, FFF est de retour et sera le 7 juillet à Solidays ! Un concert de FFF, ça ne se rate pas. Oui, mais pourquoi ?
- Avec FFF (Fédération française de funk), tu libères la fonk qui est en toi. Tu grooves ton corps, tu jumpes plus haut, voire même tu pogotes ta race.
- Avec FFF, la funk française retrouve ses lettres de noblesses. C'est pas qu'on aime pas Sinclair, mais comme qui dirait, il est "capable du meilleur comme du pire, et dans le pire..."
- Avec FFF, Marco Prince est torse poil... Et ça, c'est la vraie seule raison valable de voir FFF en concert. Marco est le leader charismatique et le chanteur merveilleusement bien gaulé du groupe. A ce jour, aucune femme n'a su garder son self-control devant ce corps d'ébène.
Yaël Naïm ("agréable" en hébreu) est toute fraîche avec une voix toute onctueuse. Elle aurait donc pu être un yahourt, mais elle a plutôt choisi de devenir chanteuse.
Je l'ai vue au mois de mars au China Club (Merci Pascale), et j'ai été charmée par cette petite nana, entourée d'un guitariste aux airs de bûcheron canadien fan de métal et d'un batteur aux airs de vieux cubain roublard à qui on la fait plus (En fait David Donatien, son producteur).
Yaël écrit ses propres textes dans sa langue maternelle, l’hébreu ! Un pari courageux quand on veut percer dans un pays francophone. Et pourtant n'étant pas hébreuphone (?), j'ai beaucoup reçu ce soir là ! Yaël est tellement forte qu'elle peut rendre tout le monde hébreuphone le temps d'un concert !
Yaël Naïm assure la première partie de Vincent Delerm ces jours-ci. Et malgré cela, je ne peux que vous inviter à y aller. C'est dire si j'aime Yaël...
Il faut reprendre le boulot, alors qu'on aime pas travailler. Il pleut, alors qu'on préfère le soleil. Il faut reprendre son régime, parce que c'est bientôt l'été. Bref, on pense à tout, même au pire.
Ayant déjà lu Durkheim, ce lundi, je me complairai dans la lundissitude en lisant plutôt "Francis veut mourir" et "Bunnies suicides". Tellement inspirant ! Et aussi tellement réjouissant, que finallement vivement mardi...
Commentaires