Samedi soir, je suis allée voir Daniel Darc en concert à l'Olympia.
Comme à mon habitude ces derniers temps, je suis allée à ce concert vierge de toute écoute.
Un peu comme quand on va au cinéma sans avoir lu les critiques des Cahiers (...).
Qu'elle soit bonne ou mauvaise, ça fait une surprise.
Alors que savais-je de Daniel Darc avant d'aller à ce concert ?
- qu'il était chanteur de Taxi Girl dans les années 80
- qu'il a pris plein de dope mais que ça va mieux maintenant
- qu'il est une icône rock, parce qu'en France on en a pas beaucoup et qu'en plus Cantat est en taule.
- que son titre "Quand je serais mort, j'irai au paradis" laisse supposer une filiation hasardeuse avec Polnareff.
Ce que je retiens après le concert ?
- que contre toute attente, on a pas boudé notre plaisir quand il a fallut reprendre en coeur "Chercher ce garçon".
- que Daniel Darc m'a émue bien plus que je ne l'aurais imaginé.
- que ce concert entre remords et regrets avait quelquechose de rédemptoire.
- que le public charmé et bienveillant a donné son absolution.
- Qu'à presque cinquante ans, Daniel Darc a été touché par la grâce.
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