Je vis dans un monde...

Chaque matin, elle souligne davantage le travail du temps sur mon visage. Et dieu sait qu’il a bien bossé.
La lumière verdâtre et crue ne laisse rien passer, ne connaît pas l’indulgence, traque inlassablement mes rides, mes points noirs, mes pores dilatés, mes poils de nez.
Petit à petit, à la lumière du néon de cet ascenseur, ma peau perd de sa fermeté, un double-menton s’installe, le bas de mon visage s’affaisse, mes cheveux s’applatissent.
Et si je finissais par ressembler à Arlette Chabot ?
Ou alors à ma mère ?
Dans le doute, demain, j’ai décidé de prendre les escaliers…
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