Je vis dans un monde...
Chez moi, dans ma famille, on n’aime pas Noël.
Et pourtant, chose paradoxale, on s’y prépare tous les ans dès la fin août.
Le désamour avec Noël ne date pas d’hier.
Immanquablement, chaque 26 décembre, la sentence est implacable : L’année prochaine, c’est sûr, nous ne fêterons plus Noël. Ou alors autrement. Ou alors plus loin. Ou alors sans machin.*
Je ne saurais dire ce qui suscite tant de ressentiment à l’égard de Noël.
Le poids des traditions trop lourd à porter ?
Un menu gastronomique trop long à digérer ?
La déception à peine masquée de recevoir toujours les cadeaux les plus pourris ?
Quoi qu’il en soit, chaque 26 décembre, la perspective de passer un Noël à l’identique fait peur, angoisse, stimule les plus créatifs d’entres nous.
"Que faisons-nous à Noël cette année", question posée si tôt ou si tard dans la saison, déchaîne alors les esprits et fait jaillir les idées les plus folles.
Cette année, par exemple, il est question que nous louions un chalet pour 12 personnes dans les vosges.
D'autres évoquent déjà un village de Norvège à plus de quatre heures de route du premier aéroport.
J’ai proposé le Canada. Ca n’a eu aucun échos.
Je m'en fous, l'année prochaine, je pars toute seule faire du chien de traîneau.
Vivement Janvier, je vous le dis.
* Inutile de me harceler, je ne lâcherai jamais qui est Machin.
En effet. Quand je lis ce commentaire, je me dis que le débat autour de Noël à la fin août a encore de beaux jours devant lui.
Sinon, y-a-t-il encore des hommes qui rentrent du bois ?
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