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Rss-moi très fort

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Mercredi 26 septembre 2007

Si comme moi, vous trouvez que les temps sont durs, que tout augmente avec l'euro, que vous êtes mal payé, que les chinois nous bouffent la laine sur le dos, que le patronat nous spolie, que votre banque se fait une fortune avec les agios, qu'avec 100 €, t'as plus rien... Et bien sachez que tout est relatif.

Grâce à l'excellent site Global Rich List, j'ai découvert qu'avec mon salaire moyen d'occidentale, j'appartenais aux 0,99% des gens les plus riches sur terre. En effet, je suis la 59 408 643 ème personne la plus riche au monde !

Alors ? Elle est pas belle la vie ?


rich.jpg

* N'hésistez pas à m'envoyer vos scores dans les commentaires. Ca fera comme un concours de la quéquette la plus longue, mais en plus snob !

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Mardi 25 septembre 2007

betty-copie-1.jpg
Comme Anne Roumanoff, je n’ai pas trop de mérites à être fidèle.


Non pas que je n’ai pas un physique facile, m’enfin tout de même, rares sont les hommes qui se jettent à mes pieds.

Si j’étais une femme fatale, une séductrice vénéneuse, une charmeuse de serpents… Bref, si j’étais bonne, je me vautrerais avec délectation dans la luxure, le stupre et la fornication.

A l’instar de Jean-Luc Bideau dans « Et la tendresse ? Bordel ! », je me laisserais tenter par toutes sortes de mâles. Je collectionnerais les conquêtes, parce que ça doit pas être mal une conquête. Je saurais dire avec classe : « ah, j’en ai bouffé des bites… »

Seulement voilà, la seule chose que je peux dire avec classe, c’est « Ah, j’en ai bouffé des frites… »
Vous noterez, de surcroit, la classe toute relative…

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Mardi 25 septembre 2007

californication2.jpg
Rappelez-vous, à une époque, David Duchovny, était « Mulder » dans X-files.

Accompagné de la rouquine Scully, Il zonait dans la campagne ricaine, sapé comme un VRP, avec un sex appeal aux frontières du réel, à la recherche de phénomènes paranormaux.

C’est donc la libido en berne, que j’ai regardé le premier épisode de Californication
.
Mais dans Californication, notre David est un autre homme.
Il y joue Hank Moody, un romancier accro au sexe et à la drogue, qui lutte pour élever sa fille de 13 ans et récupérer son ex-femme.
Avec une barbe mal rasée, un tee-shirt noir trop porté, David se comporte, pour notre plus grand plaisir, en vrai salaud cradingue, sans vergogne et sans réel sens moral.

David baise, boit, sniffe, vomit, rebaise, reboit, etc… et toujours avec humour… Un homme, un vrai, quoi…

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Mercredi 19 septembre 2007

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J’ai pris un coup de vieux, c’est indéniable.
Samedi, lorsque je suis allée à la techno parade, il était évident que j’entrais dans la fourchette haute des classes d’âge représentées.
D’ailleurs, les jeunes autour de moi ne s’y sont pas trompés. Ils m’ont chahutée à maintes reprises : un des leurs est allé jusqu’à m’appeler Madame ( !?!)

Bon, c’est vrai, ça fait déjà bien longtemps qu’on m’appelle Madame. Tellement longtemps d’ailleurs, que quand un commerçant distrait me donne du Mademoiselle, c’est bien simple, j’ai envie de l’embrasser.

A partir de quand tout bascule ? A quels signes ténus reconnaît-on finalement une Mademoiselle d’une Madame ? Moi, je n’ai rien vu venir.
Ne vous méprenez pas, je ne refuse pas de vieillir, bien au contraire.
On m’avait dit tellement de bien de la trentaine. Pire, on me l’avait survendue !

"Tu verras, la trentaine c’est l’âge où on vous propose des postes à responsabilités, où tu te fais plein de blé, où tu brilles dans les dîners en ville tellement tu t’es cultivée depuis le bac, où sexuellement ça n’a rien à voir (aaah l’épanouissement de la trentaine et l’acceptation de son corps pour un plaisir sans tabous)".

Autant être franche, le jour de mes trente ans, je n’ai observé aucun changement notable.
Mais bien consciente, qu’il faut du temps pour que le miracle s'accomplisse, j’ai pris mon mal en patience.

Sauf que voilà, dans quelques semaines, je fêterai mes 32 ans, et  j’attends toujours.

- J’ai constaté avec amertume que ma cousine de 16 ans connaissait par cœur les noms de tous nos ministres, alors que j’ai toujours un doute sur les réelles fonctions de François Fillon.
- J’ai effectivement plus de responsabilités dans mon boulot, mais j'aime encore moins travailler.
- Quant à l’acceptation de son corps pour une sexualité sans tabous, il m’est difficile de me projeter en guêpière dans la dernière boîte à cul de Paris, alors que chaque matin je demande encore à mon mec s’il trouve que j’ai grossi.

Alors la trentaine et le Nirvana, on repassera…

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Mercredi 19 septembre 2007

J'ai découvert , quasi en simultané, les sites Meez.com et stardoll.com qui vous permettent de créer et d'animer un personnage virtuel. Certes, il existe des quantités de sites qui permettent de créer, élever, nourrir des avatars en tous genres. Mais Meez et Stardoll vont loin dans le détail et offrent un catalogue d'habits, de décors, d'accessoires, d'options morphologiques complètement incroyable.

C'est bien simple, j'y ai joué des heures et je me suis rappelé, non sans nostalgie, l'époque heureuse des poupées en papiers qu'on habillait avec des vêtements à languettes. On a beau dire, c'était quand même autre chose...

meez.jpg

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Jeudi 13 septembre 2007

garcec.jpg
De tous temps, les hommes ont  ressenti le besoin irrépressible de se mesurer les uns aux autres.

A la préhistoire, celui qui ramenait le plus gros mammouth devait probablement assoir son autorité et légitimer sa place de chef au sein de la horde.

Avec la disparition des mammouths, l’homme a du trouver d’autres moyens pour étancher sa soif de pouvoir et asservir son prochain.

Aujourd’hui, l’entreprise est devenu le nouveau terrain de chasse de l’homme moderne, car au fond des open-spaces et à coups de mails acérés, chacun joue sa place dans l’organigramme.
L’enjeu n’est plus de ramener le plus gros mammouth pour diriger la tribu, mais bien de diriger l’équipe marketing pour ramener le plus gros salaire.

Aussi, parce qu'en ce moment, j'ai des frais et que je veux gagner plus d'argent, j’ai décidé de participer, moi aussi, à ces combats d’un nouveau genre.

Suite à une restructuration d’équipe, j’ai, depuis peu, de nouveaux collaborateurs.
J’ai observé chez eux un comportement des plus bizarres : ils ne m’envoient des mails qu’à partir de 18h30, soit approximativement l’heure à laquelle j’aime me casser du bureau.
Depuis quelques jours, je recevais donc des mails qui restaient sans réponse jusqu’au lendemain matin. Cette situation devenait intolérable pour quelqu’un qui aime avoir le dernier mot. Je décidais donc de prendre ma revanche et de faire savoir au monde entier qui bosse le plus tard.


Hier soir, enfin, j'ai pu saisir ma chance.
Comme à son habitude, un de mes collaborateurs m’a envoyé un mail à 18h39.
Trop ravie d’être encore au poste, j'ai répondu illico :

« - Merci Machin, je te fais un retour demain, dès réception de ton fichier (tu as oublié la pièce jointe ».

19h45 : Réponse de mon interlocuteur
« - Voici le fichier. Est-ce que c’est ok pour toi ? »

20h15 : Je rentre chez moi et bascule mes mails pro sur ma boite perso. Le mammouth, il est pour moi :
« - Oui, parfait (je me suis, malgré tout, permise quelques corrections p.12), on en discute demain en réunion ?  »

20h46 : Mon interlocuteur est coriace
« Merci pour ta relecture. Sinon, j’ai déjà une réunion demain. Est-ce que mercredi à 9h30 te convient ? »

21h15 : M’en fous je lâcherai pas :
« Excuse ma réponse tardive, je finissais mes pâtes. Ok pour mercredi. Mais plutôt à 8h30, dac ? »

22h17 : Il est tenace le bougre :
« Ok pour 8h. Je me fais un thé, t’en veux ? »

22h53 : Je tiendrai coûte que coûte.
« Je vais plutôt prendre une tisane, merci. J’y pense t’as prévu un barco ? »

00h34 : il est bougre le tenace
Non, faisons plutôt des photocops. Peux-tu prévoir 5 copies ?

01h56 : Je l’aurai, un jour, le mammouth
« Non, c’est pas cool pour la forêt amazonienne. Et si t’amenais un portable  ? »

Etc, etc…

A l’heure qu’il est, après 75 mails, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Je suis dans le métro avec mon pda en wifi en attendant son prochain mail. Je n’ai qu’une trouille : et si ma connexion me lâchait  entre les stations Rennes & Vaugirard ?

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Mardi 11 septembre 2007

repos-copie-3.jpg

 

La secrétaire d'Etat à la politique de la Ville Fadela Amara nous a  pondu un plan gouvernemental pour les banlieues, qu'elle nomme, parce qu’elle a le sens de la formule, le plan "anti-glandouille".

 

Ce plan, ciblé sur l'emploi des jeunes des cités sensibles, a déjà donné lieu à une concertation par l'intermédiaire d'un blog sur internet qui a permis de recueillir plus de 10.000 contributions. (Mais qui a participé à ça ???)

Forte de cette popularité, notre Fadela s'emballe et déclare :
"Il y a une mesure qui est résumée par un concept, c'est tout simplement tolérance zéro pour la glandouille".

Et là, je m’interroge.
Que risque-t-on, demain, concrètement , si on est pris en flagrant délit de glandouille ?
Imaginons pour voir :

C’est lundi matin, et parce que vous avez compris que travailler plus pour gagner plus c’est des conneries tout ça, vous appelez le bureau pour dire que vous ne viendrez pas aujourd’hui.

Vous vous organisez une bonne journée de glande au lit, toutes lumières allumées (tant qu'on y est vous êtes contre les économies d’énergies) tout en fumant des clopes (parce que fumer tue).

Soudain, votre voisine, alertée par la lumière qui filtre sous votre porte appelle la police :
« Allo, le commissariat ? Venez vite, j’en peux plus, y’a quelqu’un qui glande dans l’appartement d’à côté ! »

Les flics débarquent. Vous n’avez pas eu le temps d’éteindre la téloche, vous ouvrez la porte en chaussons, c’est le drame.

« Bonjour Madame, on nous a signalé de la glandouille dans l’immeuble. Vous avez un certificat médical ? On peut savoir ce que vous foutez en chaussons ? Vous avez regardé les feux de l’amour  ces deux dernières heures ? Veuillez nous suivre au commissariat »

L’histoire ne dit pas si vous finirez en taule, si vous perdrez votre emploi, si vous écoperez seulement de 50 heures de loisirs forcés…

Le militantisme pour le droit à la paresse n’est pas tout jeune (Paul Lafargue, 1880), mais n’a jamais été autant d’actualité.

Alors, glandeurs de tous pays, unissez-vous !
A ce propos, qui veut organiser avec moi une journée nationale de la glande, où on glanderait en bande (subversion absolue) ?

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Jeudi 6 septembre 2007

Je vous offre, avec émerveillement, la vidéo "les jeunes" de Joe La Mouk.

Extrait :
"Les jeunes, ça craint.
Ils mettent des pantalons tellement larges qu'on dirait qu'ils ont fait caca dans leur slip".

C'est frais comme j'aime.

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Mercredi 5 septembre 2007
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La lumière de l’ascenseur de mon entreprise est implacable.

Chaque matin, elle souligne davantage le travail du temps sur mon visage. Et dieu sait qu’il a bien bossé.
La lumière verdâtre et crue ne laisse rien passer, ne connaît pas l’indulgence, traque inlassablement mes rides, mes points noirs, mes pores dilatés, mes poils de nez.

Petit à petit, à la lumière du néon de cet ascenseur, ma peau perd de sa fermeté, un double-menton s’installe, le bas de mon visage s’affaisse, mes cheveux s’applatissent.

Et si je finissais par ressembler à Arlette Chabot ?
Ou alors à ma mère ?

Dans le doute, demain, j’ai décidé de prendre les escaliers…

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Mercredi 5 septembre 2007

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Chez moi, dans ma famille, on n’aime pas Noël.
Et pourtant, chose paradoxale, on s’y prépare tous les ans dès la fin août.

Le désamour avec Noël ne date pas d’hier.
Immanquablement, chaque 26 décembre, la sentence est implacable : L’année prochaine, c’est sûr, nous ne fêterons plus Noël. Ou alors autrement. Ou alors plus loin. Ou alors sans machin.*

Je ne saurais dire ce qui suscite tant de ressentiment à l’égard de Noël.
Le poids des traditions trop lourd à porter ?
Un menu gastronomique trop long à digérer ?
La déception à peine masquée de recevoir toujours les cadeaux les plus pourris ?

Quoi qu’il en soit, chaque 26 décembre, la perspective de passer un Noël à l’identique fait peur, angoisse, stimule les plus créatifs d’entres nous.
"Que faisons-nous à Noël cette année", question posée si tôt ou si tard dans la saison, déchaîne alors les esprits et fait jaillir les idées les plus folles.

Cette année, par exemple, il est question que nous louions un chalet pour 12 personnes dans les vosges.
D'autres évoquent déjà un village de Norvège à plus de quatre heures de route du premier aéroport.
J’ai proposé le Canada. Ca n’a eu aucun échos.


Je m'en fous, l'année prochaine, je pars toute seule faire du chien de traîneau.
Vivement Janvier, je vous le dis.


* Inutile de me harceler, je ne lâcherai jamais qui est Machin.

 

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