Par contre, volontairement, j'ai banni tout point d'exclamation : c'est une façon habile de signifier à mes collaborateurs que j'attends encore plus.


Et hop, un peu de cinéma israélien :
Petits héros
Date de sortie : 26 Mars 2008
Réalisé par Itay Lev
Avec Alon Lysy, Anastasia Safonov, Daniel Damidov
Film israélien.
Genre : Aventure
Durée : 1h 16min.
Année de production : 2006
Titre original : Giborim Ktanim
Synopsis
Au coeur d'une terre aride, Alicia, une fillette russe immigrée dotée d'un pouvoir surnaturel pressent un danger imminent. Sur son chemin, elle rencontre Erez, un jeune écorché vif en quête de
reconnaissance. Ce dernier, sous le charme mais dans le doute, décide de la suivre.
Accompagnés de Lev, un adolescent drôle et attachant, nos petits héros embarquent en secret dans cette aventure où bien des obstacles les attendent.

Yaron Herman est un pianiste de jazz. Un des plus fous et des plus talentueux qui soit.
La première fois que j'ai vu Yaron Herman, c'était dans un concert Aux Fontaines, un tout petit bar qui chaque semaine proposait des concerts gratuits. Yaron Herman était à quelques
centimètres et jamais je n'avais vu un musicien faire l'amour avec son piano.
Depuis, les concerts sont interdits Aux Fontaines et Yaron Herman est devenu célèbre.
J'ai revu Yaron Herman en octobre dernier. Et le succès n'avait en rien altéré sa fougue et son énergie.
Un concert de Yaron Herman reste une performance musicale à ne pas louper.
Oui, mais pourquoi ?
- Petit, à Tel Aviv, Yaron préfère jouer au basket plutôt qu'au piano.
C'est peut-être pour cela que son jazz est aussi pêchu qu'un match de la NBA.
Yaron ne joue pas du piano : il dribble avec.
- Yaron est un peu le Dr Ross du jazz.
Chirurgien à ses heures, il n'hésite pas à ouvrir la carcasse de son piano, il n'hésite pas à jouer avec les entrailles de son instruments pour aller chercher des sons inouïs, d'une intensité
troublante.
- Yaron, en digne rejeton des années 80, ne joue pas du jazz chiant.
Il connait nos classiques et revisite, dans son album Time for everything, Toxic de Britney Spears, Army of me de Björk, Hallelujah de Leonard Cohen.
- Une nuit avec Yaron, c'est possible : le mercredi 26 mars au New Morning (Paris)
A écouter sur : http://www.yaron-herman.com

Je ne suis jamais allée au salon du livre.
Pas plus qu'en Israël, d'ailleurs.
J'ai de bonnes raison pour ça.
Le salon du livre et Israël sont beaucoup trop loin de chez moi.
Et pourtant, j'ai déjà lu des livres d'auteurs israéliens.
J'ai découvert la littérature israélienne grâce à mon beau-frère et ma belle-soeur.
Et c'est un des plus cadeau qu'ils m'ont offert, car grâce à eux, j'ai découvert un des mes auteurs préférés : Etgar Keret.
La colo de Kneller d'Etgar Keret est le premier livre d'auteur israélien que j'ai lu.
La colo de Kneller est un au-delà, où se retrouve tous les suicidés, qui en quête d'idéal, sont finalement réduit à vivre une mort vide de sens.
C'est un livre déjanté, absurde, drôle et bouleversant.
On y croise Kurt Kobain, en habitué du bar du coin "La mort subite".
On y croise aussi un jeune palestinien kamikase et un jeune israéelien suicidé pendant son service militaire, copains comme cochon.
Un livre à l'humour très noir, donc.
La semaine prochaine, parce que j'aime Etgar Keret, son humour et son talent, j'irai pour la première fois au salon du livre, à sa séance de dédicace.
La semaine prochaine, Israël sera également mon invité d'honneur sur ce blog.
Chaque jour, je vous inviterai à découvrir un auteur, un film, un musicien.
J'ai de bonnes raisons pour ça.
Aujourd'hui, aimer un auteur israélien semble être un acte de soutien à la démocratie, un acte militant à l'encontre de tous les agissements fascistes des pays*
appelant au boycott du salon du livre.
Oui, rien que ça. Et c'est navrant.
Quand regarder "La nouvelle Star" deviendra un acte politique, dîtes le moi.
J'irai rejoindre mes potes à la Colo de Kneller.
* Principalement le Liban, l'Arabie Saoudite, le Yémen et l'Iran.

Avec toi, l'expression "les rouquins, ça craint " prend
tout son sens.
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